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L' armistice et la commune : Campagne de 1870-1871 ; opérations de l'armée de Paris et de l'armée de réserve / par le Général Vinoy
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L’ARMISTICE.

minuait chaque jour, et il espérait que son in-fluence — qu’il s’exagérait malheureusement —serait assez efficace pour obtenir d’eux la redditionimmédiate des pièces. Le devoir du commandanten chef était de tenter toute mesure qui pouvait,sans effusion de sang, amener le résultat désiré.Il fit donc envoyer, sous la conduite d’artilleurssans armes, afin de bien indiquer le caractèrepacifique de l’entreprise, de nombreux attelagesd’artillerie qui attendraient sur la place de la Tri-nité l’effet des bonnes promesses de M. Clémen-ceau, et remmèneraient aussitôt tout ce qu’ilspourraient prendre de canons, si la négociationavait réussi. Mais, comme on devait bien un peus’y attendre, les gardes nationaux de Montmartre,qui dans toute cette triste affaire n’agissaient pastout à fait pour eux-mêmes, ni surtout par eux-mêmes, refusèrent de rendre les pièces qu’ilsdétenaient. Le Comité central intervint person-nellement dans la question, et voulut môme dicterdes conditions! Tout effort de conciliation paci-fique était donc irréalisable, et le soir les atte-lages , qui étaient demeurés pendant toute lajournée sur la place, s’en retournèrent comme ilsétaient venus.

Il mars.

Le conseil de guerre, qui avait depuis quelques