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L’ARAIIST ICE.
14 mars.
Un ordre du jour du ministre de la guerreadresse, de publiques félicitations à la garde mo-bile licenciée, pour les bons services qu’elle arendus pendant la crise terrible que vient de tra-verser le pays. Cet ordre du jour comprend dansle même éloge les gardes mobiles des armées deParis et de la province.
On s’efforce d’évacuer sur les forts du Sud, poul-ies soustraire aux actes de pillage qui se pro-duisent à tout moment, les munitions qui sontencore restées dans' les magasins des remparts,au 9 e secteur : neuf voitures chargées de caissesde cartouches sont dirigées sur le fort d’Ivry. Amidi, quatre nouvelles voitures sont mises enmarche; mais les gardes nationaux du 101 e ba-taillon étant intervenus, parviennent à arrêter leconvoi et à s’emparer de la dernière voiture.
Dans la journée, un incident assez grave me-nace de provoquer un conflit auquel l’ennemipourrait, avec quelque raison, vouloir prendrepart. Deux employés des chemins de fer prus-siens, les nommés Weilsch et Haussmann, ayantle grade d’officiers, sont arrêtés par la garde na-tionale et conduits au Comité central. Ces deuxindividus étaient entrés à Paris pour une opéra-