ARMÉE DE PARIS.
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tion financière qui réclamait leur présence per-sonnelle. Le général en chef de la garde nationale,apprenant que le Comité les a séquestrés, croitdevoir faire auprès de lui une tentative pour queles prisonniers soient remis entre ses mains. LeComité refuse; il prétend que les Prussiens ontsaisi et gardé au fort d’Aubervilliers un capitainede garde nationale, le nommé Soumin, apparte-nant au 147 e bataillon, et déclare en outre qu’ilne rendra les deux Allemands qu’en échange del’officier arrêté. Ce Soumin avait, en effet, étéappréhendé par l'ennemi à la suite d’une tentatived’assassinat commise par lui sur un factionnairede garde au fort, où on l’avait alors enfermé.
15 mars.
La nuit passe sur cet incident, qui au matinmenace de prendre de très-graves proportions.Le Comité central persiste à garder les deux Prus-siens, pendant que le commandant en chef del’occupation allemande en France, M. de Fabrice,les réclame par dépêche adressée de Rouen àM. Jules Favre, ministre des affaires étrangères.Il donne au ministre les raisons qui ont motivél’arrestation du capitaine Soumin, et termine « en» réclamant de nouveau les officiers avec la plusvive instance. Je rends le gouvernement fran-