ARMÉE DE PARIS.
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C’est là une affirmation plus qu’erronée. Lecommandant en chef croit devoir lui donner undémenti absolu et positif. Il est complètementfaux qu’une heure eût pu suffire pour l’évacuationdes pièces et des projectiles qui garnissaient labutte Montmartre. Un simple moment de réflexionaurait dû, si l’esprit de passion et de critique n’yavait été introduit, établir aux yeux de tous etd’une manière évidente et irrécusable la réalitémême de la situation. Il y avait sur la hauteurcent soixante et onze pièces d’artillerie enchevê-trées l’une dans l’autre, ce qui rendait leur dépla-cement encore plus long et plus difficile. Lors dela discussion en conseil des dispositions d’attaque,il avait été reconnu qu’il fallait laisser les attelagesun peu loin des têtes de colonne afin qu’elles n’enfussent pas encombrées, dans le cas plus que pro-bable où elles auraient rencontré une vive résis-tance, que l’insuccès des tentatives en vue d’uneconciliation obligeait de prévoir. En outre, lesattelages de l’artillerie étaient peu nombreux ;beaucoup de chevaux avaient été livrés pendant lesiège à la consommation publique, et ceux quiétaient depuis entrés à Paris, et qui provenaient
et Lecomte. Voir le Dossier de la Commune devant les conseilsde jguerre, reproduction intégrale des rapports, réquisitoires etjugements, page 210, Un vol. in-18 jésus. Paris, 1871, à lalibrairie Générale.