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L' armistice et la commune : Campagne de 1870-1871 ; opérations de l'armée de Paris et de l'armée de réserve / par le Général Vinoy
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L’ARMISTICE.

des armées de province, avaient dû être utilisés àtraîner les pièces de campagne qui suivaient lestroupes. Une partie des canons pris par les in-surgés manquaient de leurs avant-trains, qu’il étaitégalement nécessaire d’amener. Un millier dechevaux, pour le moins 1 , était donc indispensablepour l’enlèvement des deux cents pièces qui setrouvaient dispersées sur les divers points oùl’émeute les avait séquestrées, et la colonne quieût dû agir pour opérer en même temps partoutn’aurait pas occupé une ligné d’une longueurmoindre de quatre kilomètres. Affirmer que pardes pentes comme celles de Montmartre, par unseul et étroit débouché, il fût possible, en uneheure, d’atteler et de mettre en marche une tellequantité d’artillerie, c’est faire preuve d’une expé-rience militaire insuffisante et d’une ignoranceabsolue des grands mouvements de-troupes. Ajou-tons qu’il ne fallait pas se borner à enlever lespièces, mais qu’il était également urgent de re-prendre les munitions, de fouiller les maisons,en un mot, de faire les recherches nécessairespour arrêter sur place tous les chefs de l’insur-rection.

Quand, dans des conditions beaucoup meil-leures de viabilité et de sécurité, après le 28 juinet lorsque toute trace de résistance eut disparu,

1 II en fallait exactement 1,200.