ARJIÉE DE PARIS.
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on voulut procéder à l’évacuation des munitionset des pièces réunies en masse à Belleville, tousles attelages de l’artillerie de l’armée de réservelurent employés à cette opération. Us étaientbeaucoup plus nombreux que ceux dont disposaitl’armée de Paris au 18 mars : les voies étaientplus larges et le parcours moins long, puisqu’onn’avait alors qu’une seule ligne à suivre. Néan-moins , malgré un travail incessant et une activitéaussi grande que possible, huit jours suffirent àpeine pour mener l’entreprise à bonne fin. Il estdonc bien difficile d’admettre qu’au 18 mars Mont-martre aurait pu — avec les moyens si restreintsque possédait alors le gouvernement — être éva-cué en moins de quarante-huit heures des pièceset des munitions qui se trouvaient sur la hauteur.L’opération aurait même demandé plus de tempspour être entièrement complétée. L’opinion sou-tenue par tant de personnes, qu’une heure auraitpu suffire pour débarrasser tout le plateau, estdonc mise à néant par le simple exposé de lavérité et l’examen logique et sérieux des faits, descirconstances et de la situation.
Comment expliquer d’ailleurs — si ce n’est parla défection d’un certain nombre de ses soldats —qu’une division occupant le sommet d’une positionaussi forte, avec ses flancs assurés, ait pu setrouver si gravement et surtout si promptement
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