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L' armistice et la commune : Campagne de 1870-1871 ; opérations de l'armée de Paris et de l'armée de réserve / par le Général Vinoy
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22.9

LARMISTICE.

compromise? Elle était dans des conditions extrê-mement favorables pour résister, et les piècesmêmes qui garnissaient les 'buttes en rendaientencore la défense plus facile : il suffisait de senservir. Par malheur, il nen fut pas ainsi, et il y alieu de le déplorer amèrement. Si ce jour- lestroupes eussent fait leur devoir aussi bravementquelles le firent depuis, tout se fût peut-être bornéà une courte lutte, et les malheurs de tous genresqui devaient suivre notre échec eussent été cer-tainement prévenus et évités

1 Ces pages, auxquelles nous navons rien à changer, étaientécrites lorsque nous avons lu, non sans un vif étonnement, ladéposition du général Le Flô devant la commission denquête[Enquête parlementaire sur linsurrection du 18 mars, tome II,Déposition des témoins, page 79). Le général semble attribuer,lui aussi, au retard de ces malheureux attelages linsuccès delattaque des buttes Montmartre, et surtout à cette circonstanceque les soldats chargés de sen emparer nétaient pas partis lesac sur le dos. Nous regrettons vraiment que M. le ministre dela guerre, qui, ainsi quil la raconté dans la déposition quenous rappelons (à la page 87) , sétait rendu ce jour- en voi-ture, accompagné dun aide de camp du ministre de la marine,jusquà la place de la Bastille pour voir ce qui sy passait, etd il na pu revenir quavec laide dun escadron de gendar-merie, nait pas été mieux inspiré en se dirigeant de préférenceà Montmartre, soit à pied, soit à cheval. Il aurait sans doutemieux jugé les choses en embrassant leur ensemble du haut decette position dominante. Il aurait vu le 88 e de ligne, un deces régiments quil^avait envoyés de Bordeaux à Paris, et auquelappartient précisément le commandant Rustant, qui levait la crosse