ARMEE DE PARIS.
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Vers dix heures du soir, le 18 mars, le mou-vement de concentration s’avançait ; à une heuredu matin, il était achevé, et la tête de colonneprenait la direction de Versailles. Le mouvements’exécuta avec lenteur, mais avec ordre : la bri-gade de La Mariouse (35° et 42 e de ligne), char-gée de former l’arrière-garde, prit position auTrocadéro et ne se mit elle-même en marche quele 19, vers neuf heures du matin, à la suite de laréserve d’artillerie, qui passait le pont de bateauxde Sèvres. Sauf deux régiments, le 88° et le 120°de marche, dont les rangs étaient diminués parla désertion, la plupart des autres régimentsétaient intacts.
En môme temps que l’armée abandonnait laville, les troupes qui gardaient les cinq forts dela rive gauche reçurent l’ordre de les évacuer.Cet ordre avait été donné verbalement par le chefdu pouvoir exécutif lui-même avant son départ.La brigade Daudel, qui composait la garnison deces forts, dut se diriger aussitôt sur Versailles.A son passage au pont de Sèvres, M. Thiers avaitencore réitéré la prescription de ce mouvement,la renouvelant cette fois par écrit , au crayon, surun billet qu’il remit à M. Goëbb, commandant lepeloton d’escorte du général Vinoy, avec missionde le lui remettre dès son arrivée.
En faisant évacuer par cette brigade les forts
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