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L' armistice et la commune : Campagne de 1870-1871 ; opérations de l'armée de Paris et de l'armée de réserve / par le Général Vinoy
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L’ARMISTICE.

qu’elle occupait, le général en chef de l’armée deParis n’a donc fait qu’obéir strictement aux ordresqu’il avait reçus; mais il a toujours eu et il a en-core, aujourd’hui que les événements sont mieuxconnus, la conviction que ce douloureux sacrificeétait nécessaire, Lincennes, qui se trouvait dansde bien meilleures conditions de défense que lesautres forts, put être conservé; il avait ses es-carpes intactes et un matériel d’artillerie suffisant :beaucoup d’armes et de munitions s’y trouvaientréunies, et la garnison ne comptait pas moins detrois mille cinq cents artilleurs. La défection le fitpourtant tomber entre les mains de l’émeute. A tquels dangers n’eussent pas été exposés les fortsde Bicêtre et d’Ivry, presque aussi éloignés, puis-qu’ils eussent été isolés et sans aucun des moyensde défense que possédait Vinccnnes, avec unegarnison peu nombreuse et coupée de ses com-munications? Les forts de Montrouge etdeVanvesne sont fermés à la gorge que par un mur nondoublé d’un terrassement, et sont disposés l’un etl’autre de manière à être facilement battus parl’artillerie du rempart. Celui d’Issy n’était plu&qu’un monceau de ruines ; il était impossible d’ylaisser des troupes, qu’on ne pouvait approvision-ner sur-le-champ ni suffisamment en artillerie,en munitions et en vivres. Les secourir par lavoie de Paris était de tous points impossible ; le