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lüSTumE NATURELLE.
11. POLYGONATUM. Desföntaines.
Fieurs hermaphrodites, blanches, a sommet vert, a pedoncules axiliaires; perianthe tubuleux-cy-iindrique, ä six dents; six etamines, inserees sur le perianthe au milieu de sa hauteur; ovaire ä troisloges biovulces; style simple, stigmate trigone.
Les especes de ce genre ont des tiges souterraines, noueuses, marquees pä et lä d'impressions quiimitent celle d’un caebet sur de la cire molle; c’est ä cettc particularite qu’est dü le nom de Sceaude Salonion, donne ä plusieurs d’entre elles, et particulierement au P. vulgare , Desföntaines (Con-vallaria polggonalum, Linne ), qui est assezcommun dans nos bois. Le rhizome du Sceau deSalomona eu une tres-grande vogue dans l’ancienne medecine; il est presque abandonne aujourd’hui sous cerapport; mais il est susceptible de quelques usages economiques; d’apres Bergius, les pauvres de laSuede , dans les lemps de disette, le pulverisent et le melent avec la farine pour obtenir une. plusgrande quantite de pain.
12. MAIANTHEMUM. Moench.
Fieurs hermapbrodites, disposees en grappe terminale; pbrianthe ä quatre divisions libres presquejusqu’ä la base,-btalees horizontalement ou reflechies; quatre etamines; ovaire ä deux ou trois loges,rerifermant chacune un ou deux ovules; style simple, termine par un stigmate obtus.
Les deux genres precedents, ainsi que le Smilacina, /Haient confondus, par Linne , dans lesConvallaria.
Fieurs solitaires, axillaires; perianthe ä six divisions etroites, etalees; ovaire ä trois loges, mar-que ä l’exterieur de trois sillons; trois styles; trois stigmates; baie deprimee, ä trois loges mono-spermes; graines cordiformes.
14. TRILLIUM. Linn6.
Fieurs solitaires ä l’extremite des pddoncules radicaux, qui naissent entre trois feuilles verticillees;perianthe ä six divisions etalees, les trois exterieures plus etroites; ovaire globuleux, ä trois loges;trois styles; trois stigmates; fruit bacciforme, globuleux, a trois loges polyspermes.
' 15. PARIS. Linne . (Parisette.)
Tige simple, portant des feuilles verticillbes par quatre, rarementpar cinq, et au-dessus.une fleurterminale solitaire, hermaphrodite; perianthe ä huit divisions legerement soudees ä la base, lesquatre interieures tres-etroites; huit etamines, 4 filets membraneux, soudes ä la base; ovaire ä quatreloges; quatre styles libres; fruit bacciforme, ä quatre loges polyspermes.
. La Parisette (P. quadrifolia, Linne ) a joui autrefois de quelque reputation en medecine; on la re-gardait comme l’antidote des poisons corrosifs, et eile entrait dans la composition des filtres magi-ques. Sa racine est emetique. Cette plante est commune dans nos bois; on lui donne le nom deRaisin de Renard.