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miers qui, sur leur tige grêle mais élancée, balancent dans les airsleurs couronnes altières. Ainsi, dans les Apétales,les Aristolocheshermaphrodites, ces faibles Lianes qui rampent autour du troncdes arbres, sont suivies de toute la phalange Dicline des Amen-tacées et des Conifères, qui, des Saules et des Peupliers, s’élèveaux Platanes, aux Hêtres pour atteindre les robustes Chênes et lesCèdres incorruptibles, qui dominent le règne végétal comme ilsrégnent sur les sommets du Liban et de lTIimalaya.
Nous croyons donc que la préseuce de Végétaux Diclines dansles ordres inférieurs et intermédiaires, n’affaiblit pas l’importanceque nous attachons à la considération sexuelle dans la classifica-tion, mais qu’elle la confirme au contraire en nous offrant les sexesséparés dans les sommités de chaque ordre.
ORDRE.
MONOCOTYLÉDONES.
Dans cet ordre l’embryon ne présente qu’un seul cotylédon, oufeuille primaire, roulé en spirale sur lui-même.
Ce caractère essentiel est toujours accompagné des suivants :la fleur, généralement sans calice, présente six pétales, trois inté-rieurs alternant avec trois extérieurs ; les feuilles ont leurs ner-vures parallèles, non ramifiées. Dans les espèces ligneuses, letronc est simple, grêle, cylindrique ; le bois est homogène, fibreux,sans couches concentriques et sans liber ; les feuilles sont grandes,groupées au sommet en forme de parasol.
Cet ordre de végétaux, supérieur en organisation aux Crypto-games , inférieur aux Dicotylédones, offre une série qui s’élèveprogressivement des Graminées (Glumacces), aux Palmiers, enformant plusieurs classes plus ou moins nombreuses.
Ces plantes nous intéressent particulièrement par leur beauté,ou par leur singularité, ou par leur utilité, quelquefois par cesqualités réunies. Sous le rapport de la beauté, il suffit de nommerles Liliacées, pour évoquer à la fois toutes les magnificences,