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CUSSE.
P1LMIËRS, Palme. Linn.
Les Palmiers, seuls entre les Monocotylédones, sont des arbres.La fleur est régulière, a trois ovaires qui ne contiennent chacunqu’un seul ovule; les graines sont renfermées dans une enveloppepulpeuse ; les feuilles sout flabelliformes.
Peu de noms s'emparent de nos souvenirs et de notre imagina-tion au même degré que celui de ces beaux arbres. Notre penséenous représente les Palmiers de Jéricho, de l’Idumée, celui quiavoisine la source dans l’oasis du désert, ceux des sages de l’Inde,e'est-à-dire des Gvmnosophistes qui se promenaient sous leurombrage, comme Aristote sous les Platanes du Lycée; celui del’île de Délos, qui datait de l’époque où Apollon y régnait et quiexistait encore au temps de Pline, celui que le Calife Abderameavait planté à Cordoue en souvenir de Damas, sa patrie; celui duJardin des Plantes, dont la vue produisit une impression si pro-fonde sur un Nègre qui retrouvait Yarbre de son pays. Nous nepouvons pas même oublier les deux Palmiers plantés à la naissancede Paul et deVirginie et qui croissaient comme eux en grâce et enbeauté. Nous voyons en eux la végétation qui domine en beautécomme en élévation toute la végétation si admirable des Tropiqueset de l’Équateur.
Répandus avec profusion sur cette zone dans toute l’étenduedu globe, les Palmiers se modifient en une vaste famille appropriéeà tous les sites, aux vallées comme aux montagnes, aux bords duGange comme aux hauteurs des Andes , comme aux rivages desîles de l’Océanie.
Dans la multitude des espèces, nous nommerons l’Euterpe co-mestible des sages, le Calamus sang dragon, l'Oréadore palmiste,le Doumier de la Thébaïde, le Corypha à parasols, l’Attaléagigantesque, le Jubéa magnifique.
Les palmiers sont destinés à satisfaire à tous les besoins deshommes dans les régions tropicales.