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dins que se réunissent pour nous plaire la charmante tribu desPapiiionacées, les Renoncules, les Anémones, les Roses, les Myrtes,les Spirea , les Marronniers, les Tulipiers, les Magnolia, et tantd’autres de ces délicieuses productions dont les formes gracieuses,les tissus délicats, les couleurs brillantes, les parfums suaves eni-vrent nos sens, qui se groupent en bouquets, en thyrses, engirandoles, en guirlandes, en couronnes pour embellir nos solen-nités , joncher nos temples, ceindre le front de la gloire et de lavertu, et parer jusqu’à nos tombeaux.
Ce sont particulièrement ces fleurs et ces fruits qui, conjointe-ment avec le feuillage, donnent la vie aux essaims d’insectes quipullulent, qui bourdonnent autour de ces arbres, qui les animentde leur présence et trop souvent les dévastent de leurs dépré-dations.
CLiSSE.
IiOKAlVTüÉF.S , Bartl.
G. GUI, Viscum, Linn.
L'ovaire ne présente qu'une seule loge contenant un seul ovulerenversé ; la corolle est épigyne; les étamines sont anlé-positives.
Cette classe, peu considérable, composée d’arbrisseaux para-sites, n’en comprend qu’un seul indigène, le Gui, Viscum,qui présente un phénomène singulier : c’est un arbrisseau qui viten parasite sur les arbres, dont la graine apportée par les oiseaux,et restant accrochée contre l’écorce , y insinue ses racines , etse développe aux dépens de la sève du végétal contraint de subircet hôte nuisible. C’est le plus souvent le Pommier qui le nourritde sa substance ; ce sont aussi plus ou moins les autres arbres, àl’exception de ceux dont les sucs sont laiteux , tels que le Figuier.
C’est sans doute l’étrangeté de sa nature qui a donné lieu auculte superstitieux dont le Gui était l’objet chez les Gaulois. Us luiattribuaient toutes les vertus et lui rendaient tous les honneurs.C’était celui du Chêne, comme le plus rare, que leurs prêtres re-