( 59 )
cherchaient, qu'ils coupaient en grande solennité avec une serped'or, qu’ils regardaient comme sacré, qu’ils suspendaient dansles temples; et, telle est la force des traditions, la ténacité des cou-tumes , qu’après quinze siècles, et au sein du christianisme, il enreste des vestiges, et qu’indestructible comme la pierre druidique,le Gui l'an neuf sg répète encore comme un écho lointain de lavoix patriotique de nos ancêtres , de Yelléda, de Ycrcingétorix.
Dépossédé de ses honneurs, de toutes ses vertus, le Gui inté-resse encore par les singularités de sa nature, par ses feuilles sansnervures apparentes, par sa sève restant entièrement étrangère àcelle de l’arbre nourricier, par sa disposition à s’étaler qui neconnaît pas la loi commune à tous les végétaux ligneux de sediriger vers le ciel.
Le seul insecte qui ait été observé sur le Gui est le LongicornePogonocherus pilosus, Fab., qui dépose ses œufs sur les tigesdesséchées dans lesquelles la larve se nourrit et se développe.
CLASSE.
OlVIllEliLiIFIiORES, OtiBEixiFiLon.E. Baril.
L’ovaire présente deux loges , dans chacune desquelles il n'y aqu’un ovule suspendu.
Cette classe si considérable ne contient qu’un très-petit nombrede végétaux ligneux. La famille entière des Ombellifères, qui neprésente pas moins de mille espèces, n’en compte pas un seul.Nous n’avons à nous occuper que du Lierre et du Cornouiller.
FAMILLE.
ARALIACÉES , Ap.amaceæ. Juss.
Les pétales sont au nombre de cinq à seize.
Cette famille ne présente qu’un seul arbrisseau indigène, leLierre ; un autre, l’Angélique épineuse, originaire d’Amérique,qui est naturalisé en Europe. C’est à elle qu’appartient lecélèbre Panax Ginseng des Chinois, dont le nom, dérivé de Pa-nacée, fait allusion à toutes les vertus qui lui ont été attribuées.