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Les arbres et arbrisseaux d'Europe et leurs insectes / par J. Macquart
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cherchaient, qu'ils coupaient en grande solennité avec une serped'or, quils regardaient comme sacré, quils suspendaient dansles temples; et, telle est la force des traditions, la ténacité des cou-tumes , quaprès quinze siècles, et au sein du christianisme, il enreste des vestiges, et quindestructible comme la pierre druidique,le Gui l'an neuf sg répète encore comme un écho lointain de lavoix patriotique de nos ancêtres , de Yelléda, de Ycrcingétorix.

Dépossédé de ses honneurs, de toutes ses vertus, le Gui inté-resse encore par les singularités de sa nature, par ses feuilles sansnervures apparentes, par sa sève restant entièrement étrangère àcelle de larbre nourricier, par sa disposition à sétaler qui neconnaît pas la loi commune à tous les végétaux ligneux de sediriger vers le ciel.

Le seul insecte qui ait été observé sur le Gui est le LongicornePogonocherus pilosus, Fab., qui dépose ses œufs sur les tigesdesséchées dans lesquelles la larve se nourrit et se développe.

CLASSE.

OlVIllEliLiIFIiORES, OtiBEixiFiLon.E. Baril.

Lovaire présente deux loges , dans chacune desquelles il n'y aquun ovule suspendu.

Cette classe si considérable ne contient quun très-petit nombrede végétaux ligneux. La famille entière des Ombellifères, qui neprésente pas moins de mille espèces, nen compte pas un seul.Nous navons à nous occuper que du Lierre et du Cornouiller.

FAMILLE.

ARALIACÉES , Ap.amaceæ. Juss.

Les pétales sont au nombre de cinq à seize.

Cette famille ne présente quun seul arbrisseau indigène, leLierre ; un autre, lAngélique épineuse, originaire dAmérique,qui est naturalisé en Europe. Cest à elle quappartient lecélèbre Panax Ginseng des Chinois, dont le nom, dérivé de Pa-nacée, fait allusion à toutes les vertus qui lui ont été attribuées.