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le plus souvent de Naples pour en enrichir leurs collections, lors-qu’il survint un événement extraordinaire qui le répandit vivantdans uue grande partie de l’Europe. En 1835, dans toute laFrance, la Belgique, l’Allemagne, l’Angleterre , les chenilles dece Sphynx parurent en grand nombre sur les Lauriers roses, endévorèrent le feuillage, se transformèrent et parvinrent à leurbelle forme ailée, au grand étonnement du monde entomologiqueet même horticulteur.
La cause de cette apparition inouïe fut recherchée de toutesparts ; de nombreuses hypothèses furent émises pour l’expliquer',et ce n’est que sur un fait analogue que l’on arriva à une conjec-ture qui paraît être la vérité. « Au mois de juin 1834, le vent du sud» fut très violent à Montpellier. Dans le même temps, les Sphynx» Celerio et lineata y arrivèrent en grand nombre, poussés, dit» M. Daube, par ce même vent qui venait d’Afrique. Vingt fois,» me trouvant sur la plage, j’ai vu venir du large le Sphynx» lineata qui butinait aussitôt sur les premières fleurs qu’il ren-» contrait. Il est inutile de l’y chercher si le vent du sud ne règne» pas. »
Si les Sphynx Celerio et lineata sont si évidemment entraînésvers les côtes de France par le vent d’Afrique, il peut, il doit enêtre de même du Nerii. Il est donc très probable que le grandnombre de chenilles de ce beau Sphynx qui ont paru dans le Nordet l’est de la France est le résultat d’une migration nombreuse del’insecte parfait, qui aurait eu lieu en 1834 par l’effet des coupsde vent du Midi. Ce vent, effectivement, régna pendant cetteannée avec violence et continuité (1;.
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Le calice est adhérent; la corolle de quatre a cinq lobes ; lesétamines sont situées entre les divisions de la corolle.
(1) Remarque de M. lïormov.