j
( 202 :
vint le symbole de la sagesse, de la paix et de l'abondance. A 'Rome il fut indroduit sous les Tarquins; à Marseille, il fut apporté par la colonie phocéenne. j
Tous les agronomes de l’antiquité se sont occupés de l’Olivier 'et ont attribué la plus grande importance à cet arbre et à ses fruits.Suivant Hésiode, il est si lent à porter des olives que jamaishomme ne vit le fruit de l'Olivier qu’il avait planté^!). Selon Théo-phraste, il n’y avait d’Oliviers qu’à quarante milles de la mer. jFenestella affirme que sous le règne de Tarquin l’Ancien, c’est-à- 'dire vers Tan 180 de Rome, il n’existait pas encore d’Oliviers en :
Italie, en Espagne et en Afrique. Coluraelle considère cet arbre j
comme le premier et le plus utile des arbres. Caton rapporte que jde son temps on ne connaissait pas d’autre huile que celle d’Olive,tandis que Pline signale les huiles de chamelea, de ricin , de sésa-me, d’amandes, etc. Ce naturaliste comparant l’huile d’olive au vin,dit que la première prend un goût désagréable quand on la garde,en quoi elle contraste avec le vin. La nature, ajoute-t-il, a mon-tré en cela une grande prévoyance ; car, comme le vin sert d’ins-trument à la dissolution et à l’intempérance, elle n’a pas voulucontraindre l’homme à en faire usage; même, elle lui a donné lemoyen de le garder, rendant le vin meilleur quand on le conserve.Au contraire . elle n'a pas voulu qu'on épargnât l’huile , et, pourcette cause , elle Ta rendue vulgaire, commune à tout le monde etpeu susceptible de conservation.
I.’Olivier, comme emblème de la paix, a inspiré à Sophoclel’éloge suivant qui peut également s'appliquer à la Religion :
* Une plante qui n'a pas été semée par la main de l’homme, mais qui acru spontanément et nécessairement dans le grand ordre établi par lasagesse créatrice; une plante redoutable à ses ennemis, et si profondémententrée dans le sot, que nul homme des temps anciens ou modernes n’a puparvenir à la déraciner Œdipe. Col, 094.
(I) Suivant le proverbe provençal Oulivié dï toun gran , Castagne difou» pa'iri , .1 mourié liouni. N’espère jouir que du Mûrier que tu as planté,du Châtaignier qui l’a élé par ton père. et seulement de l’Olivier de tonaïeul