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Les arbres et arbrisseaux d'Europe et leurs insectes / par J. Macquart
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vint le symbole de la sagesse, de la paix et de l'abondance. A 'Rome il fut indroduit sous les Tarquins; à Marseille, il fut apporté par la colonie phocéenne. j

Tous les agronomes de lantiquité se sont occupés de lOlivier 'et ont attribué la plus grande importance à cet arbre et à ses fruits.Suivant Hésiode, il est si lent à porter des olives que jamaishomme ne vit le fruit de l'Olivier quil avait planté^!). Selon Théo-phraste, il ny avait dOliviers quà quarante milles de la mer. jFenestella affirme que sous le règne de Tarquin lAncien, cest-à- 'dire vers Tan 180 de Rome, il nexistait pas encore dOliviers en :

Italie, en Espagne et en Afrique. Coluraelle considère cet arbre j

comme le premier et le plus utile des arbres. Caton rapporte que jde son temps on ne connaissait pas dautre huile que celle dOlive,tandis que Pline signale les huiles de chamelea, de ricin , de sésa-me, damandes, etc. Ce naturaliste comparant lhuile dolive au vin,dit que la première prend un goût désagréable quand on la garde,en quoi elle contraste avec le vin. La nature, ajoute-t-il, a mon-tré en cela une grande prévoyance ; car, comme le vin sert dins-trument à la dissolution et à lintempérance, elle na pas voulucontraindre lhomme à en faire usage; même, elle lui a donné lemoyen de le garder, rendant le vin meilleur quand on le conserve.Au contraire . elle n'a pas voulu qu'on épargnât lhuile , et, pourcette cause , elle Ta rendue vulgaire, commune à tout le monde etpeu susceptible de conservation.

I.Olivier, comme emblème de la paix, a inspiré à Sophocleléloge suivant qui peut également s'appliquer à la Religion :

* Une plante qui n'a pas été semée par la main de lhomme, mais qui acru spontanément et nécessairement dans le grand ordre établi par lasagesse créatrice; une plante redoutable à ses ennemis, et si profondémententrée dans le sot, que nul homme des temps anciens ou modernes na puparvenir à la déraciner Œdipe. Col, 094.

(I) Suivant le proverbe provençal Oulivié toun gran , Castagne difou» pa'iri , .1 mourié liouni. Nespère jouir que du Mûrier que tu as planté,du Châtaignier qui la élé par ton père. et seulement de lOlivier de tonaïeul