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moniliformes ; les bourgeons visqueux ; les pétioles des feuillesaplatis, longs, grêles; les rameaux cylindriques, étalés.
Cet arbre se plaît surtout au bord des eaux, et par une heu-reuse harmonie, il est de tous les Peupliers celui dont le bois es!de la meilleure qualité pour les travaux hydrauliques, tels quetabliers de pont, poutres submergées, etc.
Les insectes observés particulièrement sur ce Peuplier sont :
• COLÉOPTÈRES.
Mordella fasciata. Fab. — Cet Hétéromère se développe dansles souches.
HÉMIPTÈRES.
Aphis bursariu. Linn. — Y. Cornouiller. Ce Puceron pulluleextrêmement et produit un effet très-remarquable : l’effet de lasuccion de la sève détermine les pétioles des feuilles à se dilateret à se contourner en hélice, de manière à former des loges sphé-riques, hermétiquement fermées, de formes extrêmement diverses,dans lesquelles naissent des milliers d’individus qui y vivent ensécurité.
LÉPIDOPTÈRES.
Leiocampa dyctæa. Linn. — V. Saule.
Peuplier d’Italie. P. pyramidalis. Rozier.
Le style est bifurqué; les chatons femelles sont très-làches,moniliformes ; les bourgeons visqueux ; les pétioles des feuillesaplatis ; les branches cylindriques, verticales.
Ce Peuplier, originaire du Caucase (1), charme le paysage parsa haute pyramide qui se balance dans les airs, par le pittoresquede son port élapcé, par son élévation qui attire les regards et sertde phare pour diriger les voyageurs. Tout chez lui tend versle ciel, et c’est ainsi qu’émule du Cyprès, il se rapproche destombeaux et nous parle de l’immortalité de l’âme.
(1) Il n’est connu en France que depuis 17*9, et y fut apporté d’Italiepar Reigemortes pour être planté le long du «anal de Montargis,
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