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Cette tribu ne comprend qu’un petit nombre de genres d'arbresdont quelques espèces sont cultivées en pleine terre : ce sont lesMûriers, les Broussonéties (Mûriers à papier), les Maclura et lesFiguiers.
G. MURIER. Morüs. Linn.
Les fleurs sont ordinairement dioïques, disposées en épis, lesfleurs mâles à périanthe quadrifide, quatre étamines. Fleursfemelles à périanthe recouvrant l’ovaire.
Ce genre comprend quelques espèces d’origine asiatique toutespropres à nourrir les vers à soie, et une américaine qui ne peutservir à cet usage.
Mûrier soir. M. nigra. Linn.
Les fleurs sont à étamines une fois plus longues que le périanthe;les syncarpes assez gros ; fruits noirs.
Ce Mûrier, originaire de la Perse, recommandable par les qua-lités agréables et salutaires de son fruit, était connu des Grecs dèsl’époque d’Alexandre ie grand : Théophraste,[le disciple d’Aristote,en fait souvent mention dans ses ouvrages. C’est sous son ombragequ’Ovide place le théâtre de la mort tragique de Pyrame et deThisbé, qu’il raconte avec tant de charme. Naturalisé en Europelongtemps avant l’introduction de l’industrie séricicole, il futadopté par cette industrie avant que la culture du Mûrier blancpût se répandre, et il jouit alors d’une grande faveur. C’est sous unMûrier que reposait Shakespeare, à Stratfort, en concevant sesimmortels ouvrages.
Les insectes qui vivent sur le Mûrier noir se nourrissent aussisur les autres arbres de ce genre, cultivés en Europe. Nous lesrapportons particulièrement à cette espèce qui y a été introduitela première ; mais nous devons admettre une exception pour leBombyx mori qui y a été apporté en même temps que le Mûrierblanc. Ces insectes sont :