( 350 )
de sarésine (1). Il se prête à tout, et se dresse fièrement en mât denos vaisseaux, comme il se débite en jouets d’enfants. Tout grandarbre qu’il est,il permet qu’on le façonne en haie et en charmille.
Loin des régions Scandinaves, l’Epicea paraît encore en recher-cher l’âpreté, en croissant de préférence sur le flanc septentrionaldes montagnes, telles que les Vosges, le Jura , les Alpes, où ils’élève à 1,800 mètres au-dessus du niveau de la mer.
Les insectes que nourrit l’Epicea sont sans doute en grandnombre, mais, comme cet arbre est souvent confondu avec leSapin, ou nommé de ce nom, les Entomologistes ont dû fréquem-ment considérer comme propres au Sapin les insectes qu’ils obser-vaient sur l’Epicea. Quelques-uns cependant appartiennent spécia-lement à ce dernier Conifère.
Coléoptères.
Bostrichus typographus. — V. l’Introduction.
- piceæ. Ratz. — Ibid.
- lineatus. Fab. —Ibid.
Pissodes piceæ. 111. — Ibid. Suivant M. Riegel, la femelle atta-que l’arbre en commençant par le sommet du tronc, et elle déposeses œufs en tas dans des espèces de chambres qui sont pourvuesde différents enfoncements, mais souvent aussi dilatées en gale-ries qui se répandent en diverses directions. Les chambres, lesgaleries des larves et les cellules des nymphes se trouvent dansl’écorce, de sorte que l’aubier est à peine effleuré.
Mesosa nebulosa. Fab. — Ce Longicorne se développe sousl’écorce et dans l’aubier.
HYMÉNOPTÈRES
Tenthredo abietis. Linn. — V. Groseiller.
Lophyrus piceæ. Fab. — V. Genévrier.
HÉMIPTÈRES.
Capsus abietis. Linn. — V. Erable.
(1) La résine fournit de ia poix, de la térébenthine, de la colophane.