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Les arbres et arbrisseaux d'Europe et leurs insectes / par J. Macquart
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Sachin (Pas-de-Calais) (1), dont les rameaux de lannée étaientcouverts au mois de juillet, dune espèce de Pucerons verts, àfourrure légère, allongée, blanche.Le jour même de lobservation,il survint une forte pluie dorage et le lendemain , je nen revispas un seul ; ils avaient tous été emportés par laverse, tandis

(i) Lieu plein de charmes pour moi pendant trop peu de temps, etdevenu une source intarissable de douleur et de regret. Cest quhabi-tait mon bien-aimé fils ; quil avait trouvé le bonheur que donne un heureux |mariage et la vie agréablement utile des champs ; cest, quune maladie jide peu de jours a détruit lespoir dun long et doux avenir, fondé sur la |jeunesse et la santé.

Il se livrait à la culture dune partie de son domaine, dans le but prin-cipal de faire participer les habitants du canton au progrès de lart agri-cole, dont il faisait une étude assidue. 11 soccupait aussi avec zèle delélève ducheval, qui dans cette partie de lArtois est favorisée par la qualité des pâ-turages. 11 voulait coopéreràla réintégration dans sa nature primitive de larace boulonnaise à la fois robuste et énergique, dont le sang fortifie toutesles races dans lesquelles il est introduit par le croisement; il y réussissait jet il acquérait des droits à la reconnaissance publique, en suivant lim-pulsion de son cœur vers tout ce qui est bon et utile.

Maire de sa petite commune, il se félicitait de pouvoir se mettre en rap-port avec tous les habitants, connaître leurs besoins , leur venir en aide,les éclairer de ses conseils, entrer dans leurs intérêts, concilier leurs dif-férents , les soulager dans leurs infortunes, de sorte quil ny avait pas depauvres autour de lui, ou au moins il ne pouvait y en avoir longtemps. Ilny existait pas davantage de dissensions politiques, cet autre fléau denotre époque, tant on se ralliait avec confiance à ses convictions. Sachinétait un oasis lon respirait un air doux et pur comme les eaux de laClarence qui y prennent leur source.

Tout le bien que produisaient cette activité, ce zèle, ce dévouement,cette charité, est anéanti ; toutes les promesses de lavenir, fondées sur laforce de lâge et de la santé, se sont évanouies en peu de jours; il ne reste >qu'une tombe, une veuve abîmée dans sa douleur, et deux enfants trop ,

Jeunes pour connaître leur malheur ; mais celte tombe est celle dun chrétien ;

qui du céleste séjourfje puise ma confiance dans la miséricorde divine), prie'pour tout ce qui lui fut cher ; cette veuve, qui possède à la fois tant de forcede caractère et de délicatesse de sentiment, est animée de toutes lesgénéreuses inspirations quelle puise dans son sang et dans la mémoire decelui quelle pleure ; ces enfants, tout faibles quil sont, montrent déjà le jgerme des vertus que léducation maternelle saura développer. |