CHAMBRE DES DÉPUTAS.-l 8 11 . I o3
que ce suit à se faire prêtre ; mais vous voyez qu’àcôté de vos écoles légales, nationales, il y a desécoles qui ne sont pas légales, et qui ne sont pasnationales. 11 est de fait que les petits séminairesreçoivent quinze mille élèves tirés de deux classes;les uns, et c’est le très-petit nombre, de la classetout en-haut; tout le reste de la classe tout en-bas,reçoit une instruction gratuite. Est-ce bien là lebut de la législation ?
Il est dans les intentions de la loi d’offrir à tousune instruction primaire, mais de ne donner uneinstruction supérieure qu’à ceux qui sont appelésà pouvoir en user dans le cours fie leur vie.
Une voix : C’est de l’aristocratie.
J’entends dire que c’est de l’aristocratie; je vaisrépondre en deux mots. Le mouvement général dela société dirige tous les hommes vers une amélio-ration physique et morale ; et grâce à notre excel-lente révolution , qui n’est que l’amélioration com-plète de tout en France ; grâce à la révolution, lenombre d’hommes qui peuvent consacrer leurtemps aux travaux industriels qui font le charmede la vie, augmente tous les jours.
Nous voyons le nombre des élèves s’accroîtredans les écoles et les pensionnats, et je dois direque quelques chefs de l’université (ce n’est assu-rément pas celui qui m’a précédé à cette tribune) ‘,s’effraient de cet accroissement. Je dois dire que des
1 M. Cuvier.