C.K AMBRE DES DÉPUTÉS.- ï8a5. [\~j I
tent en Europe , et sous la protection desquels seréfugient, soit les prétentions des oppresseurs,soit les espérances des opprimés: entendons-nousdire que l’un de ces drapeaux soit le drapeau de laFrance ?
Hier encore, le ministre principal d’une puis-sance étrangère (AI. de Aletternich ) était à Paris .Que de mouvement sa présence a excité dans lesesprits! comme ses démarches ont été observées!avec quelle avidité ses moindres paroles ont été
recueillies!. Ce fut d’abord le bruit courant
qu’il venait, non pas demander, mais commandernotre neutralité lors de l’exécution des projetshostiles de sa cour contre la Grèce ; et la France ena frémi, parce que les victoires des Grecs sont nosvictoires; parce que leur désastre serait notre dés-astre; parce que tous les cœurs français palpitentpour la cause sacrée de la religion, de la libertéet des beaux souvenirs.
On a dit ensuite que le voyage du ministre au-trichien avait un objet moins spécial, moins diplo-matique, et qui attaquait d’une manière plus di-recte nos droits et nos libertés. Suivant cetteversion, les rois de la sainte-alliance ne pourraientsupporter plus long-temps chez un de leurs con fédérés l’existence d’un gouvernement discordantavec les principes qui les unissent. Ardents , commeils le sont, à étouffer dans leurs états tout ce quiressemble à la publicité, se résigneraient-ils à en-durer l’éclat de ces tribunes législatives qui reten-tissent jusqu’aux extrémités du monde? C’était