CHAMBRE DES DÉPUTES. 1 8Ci5- Zj^O
encore achevée. En attendant que le résultat decette vérification ait été mis sous les yeux deschambres, j’ai lieu de croire qu’il y a abondanceplutôt que pénurie, puisque les approvisionne-ments extraordinaires, faits pour la guerre d’Es pagne , sont restés presque intacts dans les parcset dans les arsenaux.
Je ne sache pas non plus que le service du géniesoit dans un si grand délabrement qu’on voudraitle faire croire. On nous dit bien qu’il faudrait uncapital de 60 millions pour compléter l’assiette ducasernement de l’armée; et cependant je ne croispas qu’il existe en France un bâtiment qui, destinésous l’ancien régime à loger des troupes, n’ait en-core cette destination aujourd’hui. Je vois que, dansplusieurs villes de l’intérieur et des frontières, larévolution a transformé en casernes un grand nom-bre de couvents et d’autres édifices acquis par l’é-tat. Il ne s’est pas écoulé une année depuis la res-tauration, sans que le gouvernement ait fait quelqueacquisition pour ce service; et vous-mêmes, mes-sieurs, dans la présente session, le 22 du moisdernier, vous avez voté la construction à Paris decasernes nouvelles, et d’autres établissements mi-litaires, qui coûteront ensemble plus de six mil-lions.
Quant aux forteresses, nous en avons perduquelques-unes; mais il nous en reste beaucoup.S’il fallait en élever de nouvelles, ce 11e serait pasau budget annuel qu’on devrait demander les al-locations nécessaires pour faire face à une si énorme