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Tome second.
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DISCOURS ET OPINIONS.

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dépense. Il y aurait nécessité de recourir aux em-prunts; et malheur à vous, malheur au pays, sivous vous jetiez volontairement dans le gouffredes emprunts, autrement que pour créer des reve-nus qui devraient plus tard reconstituer létat dansla possession des capitaux empruntés !

Au reste, messieurs, le ministre de la guerrenous accorde quelque répit sur les augmentationsque recevront les chapitres du matériel de lartil-lerie et du génie. Il nen est pas de même des cha-pitres des équipages militaires, de lhabillement etdes hôpitaux, qui, dès cette année, éprouvent unaccroissement plus ou moins considérable, et querien ne justifie.

Le train des équipages militaires coûte, en per-sonnel et en matériel, plus de Goo,ooo francs. Cettebranche de service était inconnue en temps de paixavant la révolution , et je ne suis pas convaincu delutilité quelle présente dans un pays comme lenôtre, abondent les villes, les ateliers et les ou-vriers de tout genre , et il est toujours facile deformer, sur chaque frontière, aux approches de laguerre, les parcs de voiture nécessaires pour lesopérations quon veut entreprendre. La campagnede i8a3 nous a dailleurs appris ce quon peut enattendre. La guerre était prévue ; elle était annon-cée; elle était préparée : et, au moment de passerla Bidassoa , le prince généralissime na eu à sa dis-position ni un soldat, ni une voiture du train deséquipages. Vous savez tous, messieurs, ce qui enest advenu.