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(leur, on rencontre ordinairement des traces d’anciennes for-ges, moyennant toutefois qu’il y ait eu du bois à peu de dis-tance.
Un de ces terrains d’exploitation facile se trouve entre lesvillages de Boécourt et de Montavon, sur plus d’une demilieue de longueur. On y remarque des anciens travaux presqueà fleur de terre, des galeries ayant leurs ouvertures dans leflanc des coteaux et qui n’exigeaient point le forage de puits.Nous avons découvert une de ces galeries en poursuivant unevipère qui y avait cherché un refuge et nous avons pénétrédans des travaux fort bas suivant les ondulations du calcairejurassique et qu’on avait ouverts dans des argiles très com-pactes n’exigeant point de boisage. Tous ces travaux étaienttapissés de concrétions calcaires plus ou moins épaisses indi-quant une haute antiquité. Ces galeries d’époques inconnuesn’ont pu se faire qu’avec des outils en acier.
Un autre de ces emplacements de mine à fleur de terre s’é-tend de chaque côté de la cluse du Yorbourg, sur les coteauxau nord de Delémont et de Courroux . On a retrouvé des tracesdes anciens travaux souterrains dans les minières du Pré-Bourcard et dans celles voisines de Rière les Martins. Dans cesdernières, il y avait encore des pièces de chêne carbonisé ounoirci par le temps.
On en a rencontré d’autres à Courroux et à Corcelon, etdans leur voisinage nous avons recueilli des parcelles depoterie celtique et des monnaies romaines.
A Yicques, près de cet ancien bourg romain, il y a dans lamontagne de Chaumont des travaux souterrains qui ont étéconduits avec beaucoup de difficultés, pour exploiter du mi-nerai qu’on rencontre parfois dans des cavernes où il s’estformé de diverses manières, et non pas toujours en pisolites.A Chaumont , le mineur a suivi les sinuosités des crevasses durocher et des cavités remplies d’argiles. Quand l’espace man-quait, il a attaqué le roc ; quand l’air faisait défaut, il a forédes puits encore dans le roc, non pas avec le pic, car cespuits sont trop petits pour pouvoir usager un outil à long