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On peut faire les mêmes observations dans les vallées deBalstal et de Pérv, mais nous ne voulons pas pousser plusloin ces détails, ni indiquer quelques autres petits lambeauxde sidérolitique épars en d’autres lieux , qui ont été connus etplus ou moins explorés dans les anciens temps. On verra, endécrivant certains emplacements de forges, quels sont leslieux qui ont vraisemblablement fourni le minerai nécessaire,mais on remarquera que ce n’est pas le voisinage de celui-ciqui a fait choisir les emplacements, mais bien plutôt les ré-gions forestières.
Ajoutons, en terminant ce chapitre, que dans plusieursminières modernes, telles que celles de Delémont , Corcelon,Montavon, Corcelle, Lucelle et autres, on a trouvé, en péné-trant dans de vieux travaux, des outils de fer et de bois d’uneforme inusitée, mais qui malheureusement n’ont pas été con-servés.
CHAPITRE II.
Du combustible.
Le Jura bernois et les pays environnants ne renferment pasd’autre combustible que le bois. Les lignites y sont rares etjusqu’ici regardés comme inexploitables. Les tourbes ne pou-vaient servir avec les anciens fourneaux que nous étudions.Restait donc le bois. À-t-on employé celui-ci sans le carboniserdans les premiers temps, ou bien connaissait-on déjà l’art dela carbonisation ? Il est bien difficile de répondre avec préci-sion à ces deux questions et surtout à la première, toutefoison doit remarquer que tous les établissements sidérurgiquesque nous avons découverts, indiquent l’emploi exclusif du bois