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tion paraît avoir été moins considérable et éprouvait des alter-natives d’accroissement et de diminution , les forêts ont suivicette même fluctuation, envahissant le sol quand les hommesétaient peu nombreux, ou reculant devant la hache du colonou du cultivateur, quand les familles se multipliaient. Il y adonc eu, dans ces anciens temps des parties de montagnesabsolument désertes ou très peu occupées. Le bois a dû ycroître en abondance et il était sans aucune valeur pour per-sonne, parce que, à proximité des lieux habités, il y avaitencore des forêts en suffisance pour l’usage et les besoins dela population et que le surplus ne trouvait ni emploi, ni vente.
CHAPITRE III.
Sites où se trouvent les anciennes forges,
C’est dans les quartiers de montagnes qui sont encoreactuellement les moins habités, où le sol forestier disputetoujours une large place aux terres cultivées et même auxpâturages qu’on rencontre le plus de traces des anciens éta-blissements sidérurgiques. Ceux existant dans les terrainscultivés et qui se trouvent éloignés des centres forestiers, sont,dans la plupart des cas, antérieurs au défrichement des ter-rains environnants. Quand alors ces localités sont désignéesdans des actes comme des endroits habités, il faut nécessaire-ment reculer l’époque de ces fourneaux bien avant la date deces actes, parce que ceux-ci ne désignent pas l’origine de ceslocalités, ni le temps de leur défrichement, mais seulementqu’elles existaient lors de la confection de ces écrits. Or cetteindication première dans les documents peut être, en bien des