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cas, fort postérieure à la création des habitations ou au dé-frichement des terres, et c’est pour ce motif que nous donne-rons quelquefois la première date connue des communes oulocalités voisines des fourneaux, afin qu’on puisse voir com-bien ceux-ci doivent être anciens.
A l’époque où les chemins étaient rares, où leur tracé avaitété indiqué par la nature et non par la main des hommes,au temps où ceux-ci manquaient d’instruments d’acier pours’ouvrir des passages dans les terrains rocheux, il fallait secontenter des sentiers qui longeaient le cours des rivières etdes torrents, suivre les combes, les ravins, les cols et lescrêtes de montagnes, en allant à pied ou en faisant porter lesfardeaux par des bêtes de somme. Tout sentier était alorssuffisant et les pentes raides qu’on évite actuellement n’étaientpas considérées comme des obstacles. Quelques-uns de cessentiers primitifs se sont successivement convertis en cheminspour des chars à voie étroite, puis ils se sont élargis, puis plusou moins aplanis et nivelés en sorte que nous passons encoresouvent sur le tracé des routes les plus primitives.
L’absence de voies praticables aux voitures, ne permettantpas de transporter loin les bois et les charbons nécessairesaux anciens établissements sidérurgiques, on dut forcémentplacer ceux-ci au sein des régions forestières, où le bois pou-vait se dévaler tout entier ou bûche par bûche, ou bien encores’amener sur des traîneaux durant l’hiver, et sur des cheminsde rondins quand la neige faisait défaut. Ces moyens de trans-port élémentaires sont encore en usage dans toutes nos forêts.
C’est dans ces centres forestiers, dans les combes, les ravins,quelquefois dans les lieux les plus étroits et les plus sauvages,comme aussi sur quelques hauts plateaux qui tous avaient étéautrefois environnés de forêts, que nous avons cherché etconstamment trouvé des établissements sidérurgiques en plusou moins grand nombre. Quelquefois ils sont comme espacésle long d’un même site pour diminuer la longueur du transportdes combustibles ; ailleurs ils sont très rapprochés et mêmesuperposés, de manière à indiquer une reprise des travaux