Buch 
De l'âge du fer : recherches sur les anciennes forges du Jura bernois / par A. Quiquerez ; publié par la Société jurassienne d'émulation
Entstehung
Seite
38
JPEG-Download
 

38

mouillé avec lesquelles on brassait également le métal dansle creuset.

Dans cette seconde espèce de fourneaux, comme dans ceuxprécédemment décrits, on ne voit nulle trace de soufflets quel-conques, et le tirage devait sétablir plus ou moins fort par cettemême ouverture d séchappaient les scories et selon le plusou moins délévation des fourneaux. Cest probablement pouraccroître ce tirage que nous avons retrouvé dans certains four-neaux des pierres calcaires, en partie calcinées, provenant dela partie supérieure de la cuve elles avaient former lo-rifice du gueulard, tout en donnant plus délévation au four-neau. Ce moyen si élémentaire a être employé égalementpour les premiers creusets. Le mode de tirage que nous indi-quons se révèle de la manière la plus évidente par la scorifica-tion des parois du fourneau du côté opposé à louverture don-nant passage à lair, et qui a évidemment éprouvé une chaleurplus intense, tandis que du côté opposé on retrouve en généralles parois beaucoup moins atteintes par le feu et parfois lamine y est encore attachée, comme elle se trouvait à létat pâ-teux ou en semi-fusion , au moment le travail du fourneaua cessé. Voir les planche I, Il et III.

Ces deux espèces de fourneaux se chargeaient de la mêmemanière : après avoir séché lappareil en y entretenant gra-duellement du feu, on mettait des couches successives decharbon fait en meule et de mine de fer dans des proportionsconnues des industriels. A mesure que ces charges baissaientdans la cuve, par suite de la combustion du charbon et de laréduction du minerai, on les renouvelait toujours dans unecertaine mesure , et la consommation du charbon devait êtreau moins quadruple de celle actuelle pour la fusion de lamême quantité de mine. Le métal renfermé dans celle-ci tom-bait successivement dans le fond du creuset il y avait laplus grande chaleur par leffet du tirage de lair, et à mesurequil sy amassait, un ouvrier, au moyen dune perchelte debois vert et mouillé, facilitait la sortie des scories surnageantes,et brassait le métal, cest-à-dire cherchait à faire agglutiner