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§ 3. TROISIÈME ESPÈCE DE FOURNEAUX,
Jusqu’ici la grande majorité des emplacements de forgesque nous avons rencontrés ne nous a offert que des débris desfourneaux de la première et surtout de la seconde espèce.Nous en avons cependant découvert quelques autres qui, sansdifférer sensiblement des précédents , ont indiqué plus d’artdans leur construction et ont présenté l’application de souffle-rie marchant à l’eau ou à bras. Les principes de leur cons-truction sont encore ceux des premiers fourneaux, mais avecperfectionnemennt. C’est bien encore, selon toute apparence,le travail des descendants des premiers sidérurgistes de lacontrée, mais plus instruits que leurs ancêtres. Malheureuse-ment il est fort rare de rencontrer de ces fourneaux dans unétat de conservation suffisant pour pouvoir constater la grada-tion dans ces perfectionnements et nous ne pouvons que signa-ler les faits précis que nous avons observés.
Nous avons fouillé le premier de ces fourneaux en octobre1863. Il est situé vers la partie la plus basse de la combe ox-fordienne dite du Fer-à-cheval, entre Develier et les Ran-giers, section de Montavon, un peu à l’ouest de la cascade duPichou. Cette localité s’appelle la Favergeatte, du vieux motlatin Favltæ'^ un lieu où Fon travaille le fer (1). Ce nom estassez fréquent pour les localités où il y a eu des forges. On letrouve à Porrentruy pour la fontaine près de la Boucherie, aubas de la rue du Marché , sans qu’aucun document indiquel’existence d’une forge en ce lieu au moyen âge, tandis quedeux autres sources, en cette ville, ont conservé leur nom d’o-rigine celtique, rappelant leur consécration à Bel ou Bélénus :Creux-Belin. Ce n’est que tardivement que l’une d’elles a prisle nom de Maupertuis. Cette persistance dans la conservationde l’ancienne nomenclature se retrouve encore en bien d’autres
(1) Ducange , Glossaire, col. 368. — Le nom de Fer-à-Cheval provient de laforme de la route au haut de la combe.
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