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De l'âge du fer : recherches sur les anciennes forges du Jura bernois / par A. Quiquerez ; publié par la Société jurassienne d'émulation
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sciences et des arts, son influence s’accrut singulièrement chezles conquérants. Il ne manqua point à sa tâche et tout en pro-pageant la vraie foi chez les Barbares, il ne perdit point devue le maintien des arts et des sciences. Il est donc de touteprobabilité qu’il s’occupa de l’exploitation des mines et de lafabrication du fer, en laissant ces travaux entre les mains desdescendants des anciens forgerons, seuls dépositaires des se-crets de cet art._ Quelques chefs burgondes ou francs purentégalement les employer, mais vraisemblablement aussi durantces temps agités et en dehors de Faction de ces deux hauteset principales classes de la société, l’industrie sidérurgiquese perpétua çà et là au sein des forêts par la seule action desanciens industriels, dont le centre d’activité s’était considéra-blement augmenté par l’envahissement des forêts sur les terresabandonnées en suite de la destruction plus ou moins grandedes Gallo-Romains.

Le polythéisme romain n’avait point détruit dans les Gaules la religion des druides, qui lui était fort supérieure. Il n’avaitrenversé ou combattu que l’institution politique du druidisme,en sorte que le paganisme des Romains n’avait point jeté deracines profondes dans la population des campagnes gauloises,que les rites, usages et superstitions des temps antérieurs s’yétaient maintenus et se perpétuaient encore nonobstant tousles efforts du christianisme, qui seul parvint lentement et aprèsde longs efforts, à les abolir ou à en changer la direction. Dèslors , on doit comprendre que l’arrivée des Barbares dut re-tarder et même faire reculer considérablement la civilisation etmême *la propagation du christianisme dans les montagnesencore à demi-sauvages, puisqu’aux VIII 0 et IX e siècles et plustard encore, il restait enHelvélie des peuplades païennes. Dèslors aussi, la population sylvestre dut rester dans un état desauvagerie et d’ignorance non moins profonde, en sorte quechez elle durent se maintenir avec plus d’intensité les usageset les pratiques superstitieuses, provenant par foisttlès la plushaute antiquité et si persistantes dans les campagnes, qu’ac-tuellement encore il en reste de nombreuses traces. C’est par