DES PLACE« FORTES.
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Stege de Lilybde par les Carihaginois, l’an 242 !
Avant J<5sus—Christ.
Lilyböe ötait la plus forte placequ’eussent les Carihaginois en Steile,et sa perte devait entrainer celle detout ce qui teur restait dans l'Üe. LesRomains n'oublierent rien pour s’enrendre maitres, ni les ennemis pour labien defendre. Les consuls, ayant faitjouer leurs machines, abattirent plu-sieurs tours a coups de belier. Les as-siöges, serres de fort pres, firent unesortie, la flamme ä la main, pour rui-ner les ouvrages: ils furent repoussesavec perte. Mais une autre fois, ayantprofilö d’un vent favorable, l’incendicqu’ils causörent fut si grand, que tousles eflbrts des assiegeans ne purent1’arröter. Cet accidcnt fit changer lesiöge cn blocus. La nouvelle qui envint ä Rome, loin d’abattre les esprits,sembla renouveler l’ardeur et le Cou-rage des citoyens; dix mille hommespassörent le detroit, etallerent joindreles assiegeans. Cependant ce renfortne häta pas le succes du siege. Lesflottes romaines, chargöes de porterdes vivres et des machines, furent oudefaites ä force ou verte, ou brüleespar Carlhalon qui les surprit; enfin,une tempöte causa tant de dommage dla marine des Romains, qu’ii ne leurrestait plus que deux vaisseaux; ils re-noneörent donc ä la mer sans leverpourtant le siege de Lilybee. On futplusieurs annees sans faire rien de re-marquable. C’etaient tous les jours denouvelles ruses de guerre, des piöges,des surprises, des approches, des atta-ques; mais rien n’etait decisif. 11 fallutfaire de nouveaux efforts pour equiperune nouvelle flotte; le züle des parli-culiers eut bientöt mis deux Cents ga-löres en mer; on en donna le com-mandement au consul Lutatius, quiv.
s’emparade tous les postes avantageuxqui ötaient aux environs de Lilyböe.II prevovait qu’ii faudraitincessammentvenir a un combat; aussi n’oublia-t-ilrien pour en assurerle succes. La flotteennemie parut bientöt. Lo desseind’Hannon , qui la commandait, etaitd’approcher d'Eryx sans ötre aperfl’des Romains, pour deposer scs vivres^et prendre avec lui le vaillant Amilcar;mais le consul penetra ses vues, et lesfit echouer par sa presence subito. 11indiqua le combat pom Je lendemain.Malheureusement le vent se trouva fa-vorable aux ennemis. 11 hesita s’il de-vait donner la bataille; cependant, fai-sant retlexion qu’ii n’aurait ä faire qu’ädes vaisseaux charges et pesans, au lieuque, s’il altendait le calme, il lui fau-drait combaltre contre i’elile de l’ar-mee de terre, et, ce qui etait cncoreplus formidable, contre le courage in-trepide d’Amilc^r, il ne delibera plus,il fit donner le Signal. L’animositö desdeux nations rendit le combat cruel etdouteux; mais l’infaligable valeur desRomains l’emporta. Les Carihaginoisprirent la fuite; cinquante de leursvaisseaux furent coules ä fond, etsoixante et dix pris avec tout l’equi-nnge. Le nombre des prisonniers passaOiA mille. Cette döfaite desespöra Car-ttiage: eile demanda la paix ä quelqueprix que ce füt; Home la lui venditeher. Un des arlicles du traile etaitl’evacuation de Lilybee et de toute laSicile . Ainsi finit la premiöre guerrepunique.
Stege de Sagonte par Annibal, l’an 219 avantJesus-Christ .
Annibal, qui avait herite de son pöreune haine mortelle contre les Romains,ne put voir sans indignation l’asservis-sement de sa patrie ä ces fiers repu-blicains. 11 prepara tout de loin pour
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