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pendnnt toure cette gnerre, qui duratant d'nnnöes, die n’avait que huitmille hoinmes qui portassent les ar-mes. Jugurtha et Marius se couvrirentde gloire dans ce siege, et meriterentl’estime de Säpion. Numance fut de-truitc l’an 133 avant Jesus-Christ .
Sie'ge d'Alse (1) par Jules-Cesar , cinquante-dcux ans avant Jdsus-Christ.
Le siege d’AIise est J'evenement leplus memorable de toutcs les guerresde Cesar dans les Gaules . Quoique lesCommcntaires de cet illustre generalromain soient entre les mains de toutle monde, j’ai cru ne devoir rien re-trancher de la relntion qu’il fait lui-möme de ce siege fameux, parce queccllc relation forme n elleseule, enquelque Sorte, un excellent traitö de1’attaque et de la döfense des places;on y retrouve des exemples de prcsquetout ce qui se pratique encore aujour-d’liui, avec les seules modificationsqu’ont necessitees le changement desarmes, tous les actes de diligence, debravoure et d’industrie qu’on peutat-tendre de deux nations qui combattentsous les plus illustres generaux de leursiede, l’une pour la gloire, l'autre pour.a liberte. S’il faut enfin que I’une desdeux succombe, c’est ä cause dupoidsque mettent dans la balance du cöteae i’ennemi, le gönie, la Science etle bonheur. Yoici donc, en son enticr,
(t) Alie ou Alexic, ancienne ville de laGaule celtique , n’est plus aujourd'hui qu'unvillagc de Boutgogne, ddpartemenl de la Cötc-d’Or, appeld Saime-Beine, sur le monl Auxois.Nous avuits de ja donnc, d apres notre propretiava.l, t ‘ine 111, pages 117 et suivanles, lesdctails du sidge d’Ali.-e,et cependantnous avonsdö con-erver icieeux traduils par Armand Da-nancourl, ct rappeles dans l'ouvrage de Carnot.La comparaison permettra au lecieur d'apprd-mr s!w djtfdrence* nwntidls* «ntra 1» iradua«
W.PENSE
I la reialioTi c ce sr-ge, tiree des Om*j mentaires de Cesar, Guerre des Gaules ,livre VII.
« Apres avoir ötö temoin de la de-route de toute sa cavalerie, Vercinge-torix fit renlrer ses troupes dans soncamp, comme il lesenavoit faitsortir,et prit aussilöl le chemin d’AIise, villede l’Auxois, aprös avoir donne ordreau bagage de le suivre inccssamment.Cesar, de son cöte, plaga le siensur un coteau voisin, sous la garde dedeux legions, et se mit a sa poursuitetant que le jour dura, lui tua environtrois mille hommes de son arriere-garde, et le lendemain campa devantAlise. Apres avoir reconnu la place, etvoyant les ennemis coristernös depuisla dtifaite de leur cavalerie, qu’ils re-gardoient comme la principale forcede leur armöe, il exhorta ses troupesau travail, et commenga ses lignes decontrcvallation autour de la ville.
» Elle etoit situee sur le baut d’uncoteau fort öleve, en Sorte qu’elle luiparut ne pouvoir ötre emportöe quepar un siöge en forme. x\u pied du co-teau couloient deux riviercs, I’une d’uncöte, l’autre de l’autre. Il y avoit de-vant la ville une plaine d’environ unelieue de long: de tous les autres cöles.des collines peu eloignees et de la mö-me hauteur, entouroient la place.L’ennemi, campö au pied des murs,du cöte qui regarde l’orient, occupoittout le coteau de ce cöte-lä, et avoit
tion scolastique d'un professeur ct le Iravailconscicncieux d'hommes spdeiaux, etderccon-naitre, encore une Ibis, que nous ne nous con-lentons pas de reproduire. Notre travail a cidd’ailleurs accompagnd d'un plan indicatif (quenousavons fait dresser sous nos jeux) des ou-vrages que Cdsar avait fait dlevcr, ct qui dd-terminerent la conquete d’AIise. Ainsi seramieux apprdeie ce fait d'armes, ronsiddre com-me Tun des plus glorieqx de ee grand capitaine.
1 {Note 4et Ridttcteur*,)