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Tome cinqième.
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DE LA DEFENSE

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courussent en foule attaquer nostran-chees, ou lancer ä tout moment destraits sur rios travailleurs. 11 fit faireencore deux fosses de quinze pieds delarge sur autant de profondcur, et l’onremplit, des eaux que l’on tira de lariviere, le fosse Interieur qui eloit dansla plaine et au pied des hauteurs. Der-riere ces fossüs, on üleva une terrasseet un rempart de douze pieds de haut,gnrni d’un parapet ä creneaux, et degros troncs d’arbres fourehus, plantesälajonction du parapet et du rempart,afin d’empücher l’ennemi de monter:le tout eioit flanque de tours placeesa quatre-vingts pieds l’une de l’autre.

» Nos soldats etoient obliges en mü-me temps d’aller chercher du bois, depourvoir aux vivres et de travaillerauxfortifications: pour fournir a tout cela,il falloit aller loin, ee qui diminuoit lenombre de ceux qui restoient au camp.Les Gaulois faisoient d’ailleurs souventdes sortics par plusieurs portes, pourtächer d’interrompre nos travaux:Cesar donc jugea necessaire d’ajouterencore quelque chose ä ces ouvrages,afin qu’il fallüt moins de monde pourdüfendre ses lignes. Ayant ordonned’abattre des troncs d’arbres ou de tresfortes branches qu’on polit et aiguisapar un bout, il fit faire un fosse de cinqpieds de profondcur devant les lignes,et l’on y planta ces pieux les branchesen haut; ils etoient attaches ensemblepar le pied afin qu’on ne püt les arra-cher. Il y en avoit cinq rarigs lies en-semble et entrelacüs les uns dans lesautres; de sorte que ceux qui s’yeloient engages, s’embarrassoient et seblessoient ä ces branches pointues; lessoldats les appeloient des ceps. Au de-vant, on eut soin de creuser des fossesprofondes de trois pieds, rangees enquinconce, plus etroites par le haut quepar le bas. La, on planta des pieux

ronds, gros comme la cuisse, durcis aufeu et pointus, qui ne sortoient deterre que de qualre doigts, et qui,pour tenir plus ferme, etoient chaussesde terre par le pü.d: l’ouverture de lafosse etoit couverte de ronces et debroussailles pour cacher le piege. Il yavoit liuit rangs de ces fosses ainsi gar-nies, ä trois pieds de distance Tun del’autre. Les troupes les nommoientdeslys parce qu’ils y ressembloient. Au-devant de tout cela, Cesar fit enfoncerdessemelles de bois d'un pied de long,garnies de pointes de fer, ou des espe-ces de chausses-trapes; on en mit par-tout, ä peu de distance les unes desautres: les soldats leur donnoient lenom d’aiguillons.

» Ce travail fini, il fit tirer dans lesterrains les plus unis qu’on put trou-ver, et dans l’espace d’environ cinqlieues de Circuit, une pareille ligne decirconvallation , qui püt mettre ä l’abrides ennemis du dehors, afin que sien son absence ils venoient attaquerses lignes, ils ne pussent, müme avecles plus grandes forces, les investir detous cütes; et, pour eviter que sestroupes ne s’exposassent en allant tousles jours aux vivres et au fourrage, illeur ordonna de s’en fournir chacunpour trente jours.

» Pendant que ces choses se pas-soient aupres d’Alise, les Etats de laGaule s’ütant assembles, regieren tqu’au lieu de faire prendre les armesä tous ceux qui dtoient en (Hat de lesporter, comme Vercingetorix l’avoitordonne, chaque peuple fourniroit uncertain nombre de troupes, pour eviterle desordre et la confusion, pour quela discipline militaire füt mieux obser-vee, et qu’il füt plus aise de pourvoiraux vivres. En consequence, on taxales Autunois, avec ceux de Suze, duNivernois et de Briancon , eurs vas-