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Tome cinqième.
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DES PEACE3 FORTES.

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portait quelque partie, le plus fort res-tait encore ä faire. Telle etait la placeque Tite vint attaquer avec des soldatsaccoutumes a vaincre; et, malgre leurvaleur, peut-ötre auraient-ils echoue,si les plus cruelles divisions n’eussentdechire les entrailles de cette ville in-fortunee.

Une troupe de brigands et d’assas-sins, que l’impunite avait rassemblös,s’etaient jetes dans Jerusalem , etavaient ä leur töte Elöazar, de race sa-cerdotale. Ces scölörats, qui se don-naient le beau nom dezelateurs, souil-laient le temple par les plus grandscrimes, et faisaient souffrir aux ci-toyens tous les malheurs d’une villeprise d’assaut par l’ennemi le pluscruel. Bientöt cette faction se divisa,et tourna ses armes contre elle-möme.Un malheureux, nomme Jean de Gis-cala, avait supplantö Eleazar, et s’ötaitrendu seulchefdes zölateurs. Celui-ci,jaloux de l’autorite de son rival, se se-para de lui, et s’etant fait un grandnombre de partisans, s’empara de lapartie interieure du temple, d’ou il do-minait sur les troupes de Jean. D’unautre cötö, Simon, fils de Gioras, quele peuple, dans son desespoir, avait ap-pele ä son secours, s’etait emparö deTautoritö, et tenait en son pouvoirpresque toute la ville. Ces trois södi-tieux se faisaient une guerre horribleet continuelle, dont le peuple ötaittoujours la triste victime. On ne trou-. vait plus de sürete dans sa maison , et\ il ötait impossible de sortir de la ville,jdont les factieux gardaient tous lespassages. On tuait ceux qui osaientse plaindre, ou parier de se rendre auxBomains. La crainte ötouffait la pa-role, et la contrainte renfermait lesgemissemens au fond des cceurs. Lors-que Tite eut reconnu la place, qu’il eut; fait avancer son armöe et commencer

les travaux, ces tyrans, voyant le dan-gerquiles menapait tous egalement,suspendirent leurs divisions et röuni-rent leurs forces pour conjurer l’orage.Ils firent coup sur coup plusieurs sor-ties si furieuses, qu’ils enfoneörent lesRomains; mais ceslegers desavantagesne purent ralentir l'ardeur des assiegeans. Tite fit une seconde fois le tourde la ville pour connaitre par quel en-droit il faudrait l’attaquer; et, aprösque sa sagesse eut pris toutes les pre-cautions necessaires pour reussir, il fitjouer ses machines, mit ses böliers enbatterie, et ordonna l’attaque par troiscötes differens. Apres bien des efforts,et malgrö la vive rösistance des assie-gös, il emporta le premier mur aubout de quinze jours. Anime par cesucces, il fit attaquer le second, com-manda de pointer le bölier contre unetour qui le soutenait, et obligea ceuxqui la döfendaient a l’abandonner, et lafit tomber. Cette chute le rendit maitredu second rempart, cinq jours aprösavoir pris le premier. Mais ä peinejouissait-il de cet avantage, que les as-siegös fondent sur lui, l’enfoncent, etregagnent le mur. Il fallut donc atta-quer de nouveau. On le battit pendantquatre jours en plusieurs endroits ä lafois, et les Juifs furent enfin obliges deceder. Tite ne voulait point leur perte.Pour les porter ä rentrer dans le de-voir, en les intimidant, il fit ä leursyeux la revue de ses troupes. Aucunspectacle n’etait plus capable d’inspi-rer de la terreur ■ mais les seditieuxne purent se resoudre ä penser ä lapaix. Le general romain s’en etantapei f.u, partagea son armöe pour for-mer deux attaques du cdte de la forte-resse Antonia. Cependant, avant d’envenir ä cette extremitö, il voulut en-core essayer de ramener les rebelles.

Il leur envoya l’historien Joseph,38