DE LA DfiFENSE
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' soldats, retourna dans la capitale dumonde, oü il re?ut les honneurs d’unglorieux triomphe.
Si^ge de Palrnyre par AuriSlien, en 272.
Aprös la bataille d’Emese, Zenobie se renferma dans Palrnyre, sa capitale,ob Aurölien vint l’acsieger. Avant decommencer les attaques, ce prince vou-lut l’engager ä se rendre; mais la fierereine lui repondit avec tant de hauteur,que l’empereur, irritö, pressa la placeavec beaucoup d’ardeur. Les Palmyre-niens se döfendirent d’abord avec tantd’avantage, qu'ils insultaient möme lesassiögeans, et les exhortaient, avecune ironie amdre, ä ne pas tenterl’im-possible. Le sidge dura long-temps, etce fut la disette de vivres qui mit fin ala rdsistance de la reine. Cette prin-cesse, digne d’un meilleur sort, fut ar-rdtde et conduite devant l’empereur,qui 1’emmena ä Itome, pour orner sontriomphe.
SECTION II.
Exemples tires de l’hütoire moderne.
Stege de Paris par les Normands, en 885.
Lorsque Clovis eut jetb dans lesGaules les fondemens de l’Empirefranpais, Paris devint la capitale deses Etats. C’est sous le rdgne de ceprince et de ses successeurs, qu’ellevit agrandir son enceinte; et bientöteile occupa tout l’espace qui est ren-fermd < ntre les deux bras de la Seine .Dans la suite, les courses des Barbaresobligerent de la fortifier de plus enplus. ()n les ddfendit Tun et l’autrepar une tour oü Ton a bäti le grand etle petit Chätelet. En 885 on connuttouite l’importance de ces pröcautions.
Un essaim de Normands, avide de bu-tin, vint assiöger Paris qu’ils avaientsouvent et inutilement attaquö les an-nees precedentes. Leur armöe ötait dequarante mille hommes, et plus de septCents bateaux couvraient la Seine dansl’espace de deux lieues. Les balistes,les galeries, les böliers, les brülots, lestours, les cavaliers, toutes les machi-nes de guerre inventöes pour la des-truction des villes, furent employöspar les Barbares. Ils donnörent six as-sauts furieux. Les Parisiens les soutin-rent avec un courage inebranlable. Ilsötaient animös par l’exemple de leurcomte Eudes, que ses grandes quali-tes eleverent depuis sur le tröne fran-gais, et par les exhortations de l’evö-que Gauzlin. Ge prölat, le casque entete, un carquois sur le dos, une hachaa sa ceinture, combattait sur la bröche,ä la vue d’une croix qu’il avait plantöesur le rempart. II trouva la mort enimmolant une foule d’ennemis. Ans-cheric, qui lui succeda sur le siögeöpiscopal, herita de son courage et deson amour pour la patrie. II continuade conduire les assiögös. II ötait se-condepar l’abbö Ebole,neveu de Gauz-lin. Cet intröpide ecclösiastique rö-pandait partout l’ötonnement et la ter-reur. La nature lui avait donnö uneforce prodigieuse. Dans le second as-saut, il courut sur labreche, arme d’unjavelot qui ressemblait a une grandebroche, il en pergait les INormands, etcriait ä ses compatriotes: Portez ceux-ri ä la cuisine , ils sont tout embroches.Enfin, aprös dix-huit moisd’efforts, lesBarbares firent une derniere tentative.Ils coururent en fou'p au uied des mu-railles. Ils n’etaient point attendus.Plusieurs d’entre eux avaient gagn£les cröneaux, et criaient deja victoire.Dans ce moment, an soldat d’unetadle mediocre, mais d’un courage