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Tome cinqième.
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DB LA DEFENSE

Faille, gentilhomme gascon, et par lezele de ses habitans; Une si longue re-sislance fit epuiser tous les magasins;et la place, depourvue de vivres et demunitions, avait besoin d’un promptsecours pour soutenir encore les ef-forts de l’ennemi. Le comte de Du-nois, avec seize cents hommes, et l’in-tröpide Etienne de Vignoles, dit LaHire, se chargerent de cbasser les An-glais . Ils ötaient campes dans troispostes difförens. Dunois se propose deformer deux attaques. La Hire estcomrr.ande pour la premiere. Le Che-valier part, et sur sa route rencontreun chapelain : il lui demande l’absolu-tion. «Confessez-vous, dit le prötre...

» — Je n’en ai pas le loisir, röpond le»guerrier : il faut tomber sur les»Anglais . Au reste, j’ai fait tout ce» que les gens de guerre ont accou-»turne de faire.» Lä-dessus, le cha-pelaiß mi bailla l’absolution teilequelle. La Hire , rdconciliö, se prosternaet fit cette priöre: « Dieu , je te prie»que tu fasses aujourd’huy pour La»Hire autant que tu voudrois que La»Hire fit pour toi, s’il ötoit Dieu , et» que tu fusses La Hire 1» Il se relbveet ford comme un aigle sur le quartierde Jean de La Poll, tandis que Dunoisse prdcipite sur celui de Suffolk. LaPoll rbsiste d’abord avec courage; mabenfin, accable par les coups precipitbsdes Fran^ais, il prend la fuite et se re-tire au quartier de Warwick. La Hirevictorieux se reunit k Dunois: tousdeux achbvent d’atterer Suffolk quicombattait encore, et forcent Warwickd’abandonner le siege. Les guerriersde Charles YII entrerent en triomphedans la ville, amenant avec eux l’a-bondance et la sürete. Le roi recom-pensa par des Privileges la valeur des jhabitans. Il leur accorda deux foires jfranches par chaque annee, et la per- j

mission de porter sur leurs habits uneM brodee d’or, distinction glorieusequi n’appartenait alors qu’aux gens docondition. Cet heureux succes est lapremiere epoque de la superiorite queles armes de Charles reprirent sur cel-les de Henri YI.

Stege d’Orteans par les Anglais , cn 1428.

Le 12 octobre 14-28, sous le rögrrnde Charles VII, les Anglais vinrentmettre le siöge devant la ville d’Or-löans: la garnison etait faible, maiseile avait pour chefs des guerriers in-trepides, les Gaucourt, les Dunois, lesLa Hire , les Xaintrailles, une foule denobles de ce merlte, qui tous inspi-raient aux soldats la valeur hdroi'quequi les animait. Les habitans, resolusde s’ensevelir sous les ruines de leurville, plutöt que de subir un joug6tranger, etaient devenus autant dehdros. Les femmes partageaient cetteardeur martiale,etse devouaient elles-m^mespour la defense commune.

La töte du pont, du cöte de la So-logne, etait defendue par une forte-resse appelöe les Tourelles, au-devantde laquelle on avait commencö unboulevart. Ce fut par ce retranchementque le comte de Salisbury, genfera! del’armöe anglaise , fit ses premieres at-taques. Les faubourgs embrases a l’ap-proche de l’ennemi, n’ötaient pas en-core entierement consumes. Cettebarriere l’arröte d’abord, mais bientötil fit elever une bastille sur les ruinesdu couvent des Augustins, et l’on ydressa des batteries qui sans cesse fou-droyaient les murs de la ville, les tou-relles et le boulevart dont on voulaitse rendre maitre. Le canon fit unej large breche; on resolut d’y monterj l epee ä la main. Le 21 d'octobre, laI trompette donne le signal, et tout k