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Tome cinqième.
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DBS PLACES FORTES.

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coup les Anglais placent leurs edicllesau pied du rempart. Ils se poussent,ils se pröcipitent. On les refoit avecintröpiditd; on combat de part et d’au-tre avec une egale fureur. La hainenationale ajoute encore au desir devaincre. Tandis que les assi^gös pröci-pitaient les ennemis dans les fossös,lancaientdes pots ä feu, faisaient rou-ler des pierresd’un volume Enorme, lesaccablaient de cercles de fer embrases,versaient des torrens d’huile bril-lante , de cendres rouges; les femmesde la ville, non moins actives, «leur» apportoient tout ce qui ä la döfense» pouvoit servir, et, pour les rafraichir» du grand travail, pain , vin, viande,»fruits, vinaigre, et touailles (ser-» viettes) blanches leur bailloient. Au-s) cunes furent vues durant l’assaut, qui» Anglais repoussoient ä coups de lan-» ces, des entrees du boulevart, et ös» fossös les abattoient. » Une si fu-rieuse rösistance deconcerte Salisbury.II fait sonner la retraite, et par son or-dre on travaille ä l’instant ä une mine.Elle est bientöt achevee. On se prepare äla faire jouer. Les assiegöss’en aperfoi-vent, et dösesperant de conserver pluslong-temps un poste menacö de toutesparts, ils y mettent le feu ä la vue desAnglais et se retirentdansla forteressedes Tourelles. Pour la defendre encorequelques instans, ils ölövent un nou-veau boulevart sur le pont möme, dontils abattent deux arches. Cependant ilsne purent resister plus long-temps auxefforts multiplies des Anglais . Le fortdes Tourelles fut empörte, et ce posteavantageux offrit aux assiögeans unePosition commode et redoutable. Alorsles Orleanais dirigerent toutes leursbatteries contre cette partie de leurville pour laquelle ils avaient tant com-battu. Les ennemis, de leur cötö,n’oublierent rien pour s’y maintenir;

et de part et d’autre on epuisa, soitpour attaquer, soit pour repousser,tout ce que la valeur la plus heroi'quea de ressources. On 6tait au milieu del’automne: Salisbury, prevoyant quele siege serait long, resolut d’embras-ser la place par une enceinte de plu-sieurs forts qui, placös de distance endistance, rendraient presque impos-sible l’entröe des secours et des con-vois. Pour diriger l’execution de ceprojet sur l’assiette de la ville, il serendit au fort des Tourelles , d’oü l’onpouv.iitconsidörer toute l’ötendue desenvirons d’Orlöans. Il's’occupait atten-tivement ä cet examen, lorsqu’un bou-let de canon lui emporta l’oeil et lamoitiö du visage. Apres avoir exhortdles principaux officiers ä continuer lesiege suivant le plan qu’il leur en avaittracß, il se fit transporter ä Meun, oüil mourut bientöt. Le comte de Suffolk,le lord Poll, son fröre, Talbot, Glaci-das et les autres chefs furent revötusde son autoritö; et ces capitaines,pleins de respect pour leflr göneral,continuörent leurs operations suivantles instructions qu’il leur avait don-nees.

Tous les jours, les assiögeans et lesassiögös recevaient de nouveaux ren-forts. La garnison qui d’abord montaitä peine ä douze cents hommes, setrouvaitcomposee depres detrois millecombattans; et l’armee anglaise , quine comptait au commencement quedix mille guerriers, s’ötait accrue jus-qu’ä vingt-trois mille soldats, qui secroyaient invincibles. La ville, atta—quee premierement par le seul cötö dela Sologne, se trouvait investie presquetoute entiöre par celui ie la Beauce.Vis-ä-vis des principales avenues d’Or-löans, on eleva six grandes bastillesqui se communiquaient par soixanLredoutes moins considerables cons-