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de la sagesse d’Huniade. Pour surpren-dre les Ottomans au milieu möme deIeur triomphe, cet habile capitaineavait rangö ses soldats en bataille dansune place öcartee. Ceux de la citadelledevaient, au premier son de trompette,se joindre ä ceux qui par son ordreavaient abaedo.me la brache, pourtomber de concert sur les Turcs et lesenvelopper. Le Signal se fait entendre:les Hongrois paraissent de tous cötes.Les Turcs attaquös en töte, en queue,en flanc, ne savent oü fuir; la plupartpörissent sans se defendre; quelques-uns se pröcipitent dans les fosses; d’au-tres, en petit nombre, se retirent parla breche. En vain Mahomet veut lessoutenir, sa valeur opiniätre est con-trainte de ceder ä la fortune des chre-tiens; et plus malheureux que sonpöre, le vainqueur de Constantinople löve honteusement le siege de Bei-grade, apres avoir perdu un ceil avec laplus grande partie de son artillerie etde son armöe. Le brave Huniade mou-rut quelque temps apres de ses bles-sures.
Sidge de Beauvais par Cbarles-Je-Hard!, ducde Bourgogne , en 1489.
Charles-le-Hardi, duc de Bour-gogne, mortel ennemi de Louis XI ,faisait ä ce monarque une guerrecruelle. Apres avoir commis de grandsravages, il se jeta tout ä coup sur laville de Beauvais , dans laquelle ileroyait entrer sans risistance, parcequ’elle ötait sans Garnison . Les fau-bourgs furent empörtes d’emblee, etles bourguignons se regardaient dejäcomme maitres de la place, lorsque lesbourgeois, animes d’un genhreux cou-rage, opposörent a leurs coups un murimpenötrable. Les filles, les feramespartagerent avec leurs peres et leursöpoux les pdrils de cette glorieuse de-
fense. Conduites par une femme nom-möeJeanne Iiachelte, elles coururentse ranger sur les endroits de la mu^raille qui ötaient les plus dögarnis.Jeanne Fourquet,l’une de ceshöroines,arracha un etendard des mains de l’en-nemi et le porta en triomphe dans laville. La prinäpale attaque des assail-lans fut dirigöe contre la porte deBresle : deja le canon l’avait fracas-söe; la breche ötait ouverte, et la villeötait prise, si les bourgeois ne se fus-sent avisös d’entasser en cet endroitune quantite prodigieuse de fagots etd’autres matieres combustibles qu’ilsallumörent. La flamme suspendit l’im-pötuosite des Bourguignons. L’assaut,commencö sur les huit heures du ma-tin, durait encore, lorsqu’au döclin dujour on vit arriver par la porte de Parisun corps de troupes. Ces braves guer-riers, qui avaient fait ce jour-lä qua-torze lieues sans prendre haieine,abandonnerent en arrivant leurs clie-vaux et leurs öquipages aux femmes etaux filles qu’ils trouverent dans lesrues et se jetörent aux endroits de lamuraille oü le combat ötait le plus ani-mö. Les assiügeans ne peuvent rüsistera la valeur de ces hcros. Ils reculentd'abord, et bientöt ilsprennentla fuiteet se retirent en desordre dans leurcamp. Le lendemain, des le point dujour, un nouveau secours arrive. Lesbourgeois re^oivent ces nouveaux de-fenseurs comme des libörateurs des-cendus du ciel; ils les comblent de ca-resses; ils dressent sur les places etdans les rues des tables couvertes derafraichissemens; ils lesaccompagnentsur les murailles, et le siege est leve.
Sidge de Mfoieres par l’armdede Charles-Quint ,en 1520.
L’empereur Charles-Quint , ayantrompu tout-ä-coup la paix conclue