Band 
Tome cinqième.
Seite
615
JPEG-Download
 

DES PLACKS FORTES.

615

et ajaute malignement: « Vous voyez.,»Messieurs, que les Marseillais tien-» nent toute prßte une table bien cou-» verte, afin de recevoir comme il faut»ceux qui voudront aller les visiter.» Nous ferions mieux, je pense, de re-»tourner en Italie, oü les Francais » pourraient bien nous prövenir. » Lahaine qu’on porlait au duc de Bour-bon fait applaudir ä cet avis. D’ailleurs,Francois I er venait au secours de laville assieg£e avec une armee de qua-rante mille hommes. Les Imp^riauxpliörent bagage, et se Mtörent de serelirer avec la honte de n’avoir pur£ussir.

Sidge de P^ronne par le comte de Nassan,en 1536.

Le comte de Nassau, un des g6n6-raux de Charles-Quint , menaga Pe-ronne en 1536. Les habitans, quivoyaient qu’on ne s’occupait pas s6-rieusement de leur Conservation, sedisposaient ä abandonner leur ville,quand ils furent determinüs ä la defen-dre jusqu’ä la derniere extrdmit^, parla resolution de d’Estourmel, gentil-homme du voisinage. Cet homme ge-nereux, prevoyant les suites funestesde la perte de cette place, s’y trans-porte avec sa femme et ses enfans, yfait conduire tous les grains qu’il achez lui ou qu’il peut obtenir de ceuxqui sont touches de ses discours ou deson exemple; il y distribue son argentet celui qu’il trouve dans la bourse deses amis; il y montre une valeur, uneactivite, une intelligence qui rassurentles plus timides. Il parvient, par cetteconduite ä en faire lever le siege.

Siäge de Landrecies par l'empereur Charles-Quint , en 1543.

L’empereur Charles-Quint , a la töte(Tune armee de cinquante mille hom-

mes, vint, en 1543, se präsenter devantLandriecies, ville des Pays-Bas, dansiellainaut frangais. Gelte place etaitmediocrement fortifide. Bälie sur laSambre, dans une plaine basse et tresunie, un fosse rempli d’eau et quel-ques ouvrages faisaient toute sa de-fense. Mais eile comptait dans son en-ceinte trois mille fantassins aguerris,et deux cents cavaliers d’elite quel’exemple et l’intrdpidite de La Lande,leur commandant, rendaient invinci-bles. En vain le monarque allemand fit-il foudroyer la ville avec cinquantepieces de canon; en vain epuisa-t-iltoutes les ressources de sa formidablepuissance, pour faire reussir ses atta-ques multipliees, Landrecies fut l'd-cueil de sa fortune; et ce prince, quiprötendait envahir toute la France ,vaincu devant une bicoque, fut obliged’en abandonner la conqußte apressixmois d’inuliles eß’orts.

Si£ge de Metz par Charles-Quint , en 1552.

Charles-Quint , ayant recommence laguerre contre la France , vint, sur lafin d’oetobre 1552, meltre le siege de-vant Metz avec une armde de Cent millefantassins, de douze mille cavaliers, etd’une nombreuse artillerie. La villeetait grandeet si faible qu’il pouvait seilatter, avec raison, de n’y pas trouverbeaucoup de rßsistance. Francois deLorraine , duc de Guise, s’y etait enfer-m6 avec deux princes de sa maison,trois princes du sang, cinquante Sei-gneurs de la premiere qualite, cinqcents gentilshommes avec leur suite,et cinq mille hommes de la meilleurainfanterie de France . Avec cette poi-gn6e de guerriers illustres, de Guisasoutint durant soixante-cinq jours lesefforts opinidtres du plus redoutablepotentat de l’Europe , et l’obligea en-