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Tome cinqième.
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DE LA DEFKiXSE

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»qui lcur estoit assez ouuert, puis-» qu’ils ne pouuoient de lä en auant» estre assez offencez par ce grand oell» de la clef de la voüte qui voit sur la» bresche; mais il y fust pourueu, com-» ine en l’autre estage, d’vn rempart»fait de furnier, de quelque peu de» terre, et de bailes de laine, le plus»leger qu’on pouuoit, pour ne pas» charger trop la voüte. Ce soir, sur le» tard , M. de Guise eust quelque ad-» uertissement que les ennemis entre-» prenoient de venir la nuit gagner la» tour d’Enfer, ayants fait grande pro-» uision de fascines aux tranchees pour» y faire la montee, dont il commanda» au seigneur de Biron y aller auec>j vingt gentilshommes de la conipa-» gnie de M. le prince de la lloche-» sur-Yon, pour renforcer la garde ius-» ques ä minuit, et au seigneur d’An-»tragues auec aulres vingt de sa com-» pagnie le venir releuer. Ce que fust» par apres continud toutes les nuits» par la gendarmerie et caualerie par»rang de chacune compagnie. Les» princes et seigneurs voulurent estre» de la partie; MM. de Nemours , de» Montmorency, de Martigues , de Dän-in ville et autres, commencerent lespre-» miers de veiller aulogis du comte de» la ßochefoucaud, voisin de la, pour» s’y trouuer au besoin. M. de Guise»trauailla cependant ä faire remuer» des pieces d’artillerie de la plate-for-» me Sainte-Marie, au bouleuart et al-»lee de la porte Champenoize, qui es-» toit deiä remparee, et y auoit canon-» nieres pour battre en flanc ä ladite»tour.

» Le comte d’Aiguemont partit du» camp auec deux mille cheuaux et» quelques enseignes de gens de pied,» pour aller au Pont-ä-Mousson , ou il» entra; et passant outre, se uint pre-» senter deuant la ville de Thoul, qu’il

» somma de se rendre : ä quoi le sei-» gneur d’Esclanolles, gouuerneur d’i-» C3lle, fist responce, que quand l’Em-a pereur auroit prins Mets et seroit ve-» nu faire autant d’efforts contre sa» ville, il aduiseroit lors ä la responce» qu’il deuoit faire.

» Le septiesme du mois, de grand» matin, on ouit sonn er beaucoup de» tabourins au camp de l’Empereur, et»sur les huit heures, deux grosses» troupes de leurs gens de pied s’ap-» prochürent au bord des tranchdes,» derridre ces murailles qui s eterident» vers Saint-Arnould , par-dessus les-»quelles on voyoit apparoistre lenr»grand nombre de piques. Et bien» que M. de Guise n’estimast y auoir» grand danger, estant encore la fau-» braye deuant la bresche toute saine» et entiere, il fist toutesfois, sansdon-» ner alarme, rendre tous les gens de»guerre aux lieux qu’il leur estoit» ordonnez, tant aux bresches, flancs,» places de secours, qu’au long des mu-» railles, oü se trouua bien petit nom-» bre de gens pour vne ville de si grande» garde, mais tous appareillez de bien» faire, et monstrant cette bonne vo-»lonte et delibdration qu’il falloitpour» vaillammentrepousser l’ennemy. Les» princes de Bourbon, les deux Guise ,» celui de Nemours , le duc Horace,» MM. de Montmorency, Yidame de» Chartres, de Martigues , et les autres» seigneurs et gens de bonne maison,» auec plusieurs gentilshommes, mar-» chants sous la cornette de M. de Gui-» se, prindrent le premier rang ä la»bresche, suiuis d’vn bon nombre» de soldats. Cependant ledit seigneur» alla visiter les vns et les autres, non» sans auoir grand aise du maintien et» bonne contenance qu’il voioiten cha-» cun, ni Sans les solliciter encores en» passant par beaucoup deces bons mots