DE LA DEEEKSE
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» monde, que la force et conseil des» plus grands hommes n’est rien au re-» gard de la prouidence de Dieu .»
Siege de Malte par les Turcs, en 1565.
Apres la coriquötc de Rhodes parSoliman II , les Chevaliers se retirö-rent dans l’ile de Malte , du consente-inent de Charles-Quint , qui leur ac-corda cet asile. Entre les mains de cetordre militaire, Malte devint bientöt leplus fort boulevart de la chrötientecontre les entreprises des Turcs; aussices infideles s’empressörent-ils de de-truire ce nouveau refuge de la reli—gion, et le fameux Dragut vint en for-mer le siege, en 1565, avec une armeede plus de trente mille hommes. II li-vra plusieurs assauts terribles que lesChevaliers soutinrent avec leur bra-voure ordinaire. Le göneral ottoman y trouva la mort. Le bacha qui lui suc-ceda, le terrible Mustapha, attaqua vi-vement le fort Saint-Elme, le plus pe •(it de la ville, et il l’emporta apres biendes fatigues. Mais en y entrant il neput s’empöcher de dire : « Que ne fera» pas le pere, puisque le fils, qui est si»petit, nous coüte nos plus braves» soldats? » Il vit des lors que la con-quöte de Malte etait humainement im-possible, et ne songea plus qu’a se re-tirer. Il fit prendre tous ceux qu’ontrouva parmi les morts et qui conser-vaient encore quelque souffle de vie.On leur ouvrit l’estomac, on leur arra-cha le coeur, et pour insulter ä Eins—trument de notre salut dont ces mal-heureux guerriers portaient la marquesur leurs habits, on fendit leurs corpsen croix, on les revötit de leurs subre-vestes; et, aprös les avoir attachös surdes planches, on les jeta dans la mer.Ces cadavres defigurös furent portesdans la ville par les orides, Le grand-
maitre, Jean de la Valette , ne put re-tenir ses lairmes. Anime d’une justeindignation „ il usa de represailles; etpour apprenidre au bacha ä respecterles droits de l’humanite, il fit egorgersur-le-champ tous les prisonniers turcs,et, par le moyen du canon, on jeta lestötes toutes sanglantes de ces infortu-nes jusque dans le camp de leurs com-patriotes.
Sidge de Tergoes par les Flamands , cn 1572
Les Flamands, revoltes contre Phi-lippe II , roi d’Espagne, voyant le ducd’Albe occupe au siege de Mons,en 1572,resolurentde profiterde celte circons-tance pour faire la conquöte de Tergoesen Zölande. Ils s’en approcherent doncavec une armöe de huit mille bonnnesd’infanterie, pourvue de l’artillerie etdes munitiC'>s necessaires pour cetteexpedition. Tergoes, plus fortifie parla nature que par l’art, n’avait alorsdans ses murs qu’une garnison de qua-tre cents hommes, commandöe parIsidore Pacheco. L’Escaut, au longduquel cette ville s’etend, la rend inat-taquable dans la partie qu’il baigne.Du cöte de la terre, eile est environ-nee par des marais, et ses defenseursavaient fortifie les endroits faiblesavectout le soin possible. Les Flamands ,apres avoir investi la place, en pres-serent le siöge avec la plus grande ar-deur. Malgre les sortiesvives, frequen-tes et meur'/iti es des assieges, onpoussa fort toin les tranchöes; et bien-töt l’artillerie, qui ne cessait de fou-droyer les remparts, fit une breche as-sez large pour monter ä l’assaut. Onvoulut le tenter. Dejä l’elite des Fla-mands s’etait avancee avec la plus in-trepide resolution. Les assieges lespreviennent, et leurs efforts sont siterribles, que les aesaillans, deconcer-