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Tome cinqième.
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DE LA DliFENSK

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arme de pied en cap, il marchait au mi-!ieu de piusieurs corps d’infanterie etde cavalerie qui ouvraient et fermaientcette brillante pompe. Elle se terminapar rendre gräces au Dieu des bstail-les, qui tient dans ses mains la defaiteet la victoire.

Attaque de Cbäteau-Rcnaud par le duc deMayenne , cn 1589.

La petite ville de CMteau-llenaud,dans la Touraine , n’ayant que de mau-vaises murailles, sembla au duc deMayenne une proie facile ä enleverparles ligueurs; mais son commandant,Sarronet, gentilhomme breton, hom-me intrCpide, valait seul une armee.Pour augmenter la sürete de sa place,il avait fait creuser ä l’enlour de pro-fonds retranchemens. Mayenne avaitcru qu’il suffirait d’une simple somma-tion pour empörter une teile bicoque.Une premiere tentative nereussitpoint.Curieux de connaitre les inlentions dugouverneur, il lui fait demander cequ’il espere de ses retranchemens : yenterrer le duc de Mayenne avec son ar—mte, s’il ne se retire promptement. Tantde resolution dtonne le duc, qui setrouve trop heureux d’un leger pre-texte pour abandonner une entreprisedont le succes lui paraitincertoin avecun tel homme ä combattre.

Attaque de (inilleooeuf par 1’amiral de Villars,en 1592.

Pendant les troubles de la ligue,Henri IV ordonna de fortifier Quille-boeuf, dont il venait de s’emparer.Chagrin de cette perte, le duc deMayenne confie cinq mille hommes äl’amiral de Villars pour la reprendre.Les fortifications que le roi venait de

faire commencer n’6taient pas encoreen etat de defense; leur etendue, deplus d’une lieue, semblait rendre-Töc -cupation de Quillebceuf bien facile.Bellegarde, grand-6cuyer de France ,entreprit de la defendre avec quarante-cinq soldats, dix gentilshommes. et seshabitans qui etaient encore en petitnombre. Il avait seulement de la pou-dre et des munitions, mais peu de vi-vres.Ilrecoitsuccessivementcinquantesoldats, douze gentilshommes, et lebrave Talbot. Villars fait sommer Bel-legarde de se rendre le quinzibme jourdu si<$ge. Celui-ci rejette ses proposi-tions avec fiertd; le dix-septieme, ilsoulint courageusement un assaut. Sarösistance donna le temps ä Fervaquesde venir au secours de Bellegarde avecdouze cents hommes et quelque infan-terie. Villars, averti de leur marche,leva le siCge. Les troupes de secoursadmirbrent la temeritö de Bellegarde,d’oser tenir dix-sept jours, non pasdans une ville, mais dans un villagedont le foss6, dans les endroits oü l’onavait commence de le creuser, n’avaitque quatre pieds de profondeur et delargeur.

Stege d’Ostende par les Espagnols, en 1601.

Hen* Hnestens a publie la relationdu siCge q Ostende, sous le titre de laNouvelle Troie, ou Memorable Histniredu siege d'ösfende. Ce siege est, en ef-fet, l’un des plus etonnans qu’il y aitjamais eu, l’un de ceux 011 l'on ait d£-ployö de part et d’autre le plus u’iui-^dace et de gönie, etil est aussi une despreuves les plus sensibles qu'une gar-nison, qui peut fitre rafraichie et ravi-taill6e ä volonte, est comme inexpu-gnable. Il y eut au siege d’Ostende unnombre prodigieux d’assauts livrCs etrepouss^s avec fureur; enfin, les assie-