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Tome cinqième.
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DES PLACKS FORTES.

sion de la viile , et le monarque y fitson entree le 1 er de novembre. Lesfortifications furent demolies, les fos-ses combles, les habitans desarmes etrendus taillables, l’echevinage et lacommunaute de ville abolis. 11 y avaitprös de deux cents ans que La ltochellene reconnaissait presque de souverainsque ses magistrats. La conquöte encoüta quarante millions, mais peutl’hommes, ä Louis XIII .

Stege de Saint-Jean-de-Löne, en 1635.

La petite ville de Saint-Jean-de-Löne, en Bourgogne , fut assiegee en1635 par les armees combinees del’Empereur, du roi d’Espagne et du ducCharles de Lorraine , formant ensemblequatre-vingt mille liommes; mais ladöfense futsi vigoureuse, qu’elles fu-rent contrairites de lever le siege. Leroi Louis XIII , pour recompenser lecourage et la fidölitödes habitans, leuraccorda plusieurs Privileges.

Stege de Döle par Henri II , prince de Conile,en 1636.

Henri II , prince de Conde, altaqueDöle en 1636; il annonce aux assiöges,par une patente, qu’il les prend sous laprotection de Louis XIII , s’ils se sou-mettent sous trois jours, il somme eu-suite la garnison deserendre. «ltien nef> nous presse, reprend le gouverneur» Lavergne; apres un an de siege nous» delibererons sur le parti ä prendre. »Conde, qui voit qu’il a affaire ä des gensde coeur, multiplie les attaques; il ha-sarde les sommations apres les plus le-gers avantages. Sa conduite devient siridicule qu’on le somme enfin lui-mömede lever le siege. Un trorapette vientluideclarer que, s’ilveut se retirer, leshabitans de Pftle lui accorderont six

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jours francs, ahn qu’il puisse s’en alleren sürete avec son armee; « Que si» votr'e altesse rejette cette offre, eile» pourra bien s’en Irouver mal. — Et» moi, repondit le prince en colere, ie» ne recevrai point ceux de Döle a» composition, ä moinsqu’ils ne me La» viennentdemanderXacorde aucou.»Les assiegös poussent l’insulte ericoreplus loin ; ils memCent d’arröter Condedevant leurs murs aussi long-tempsqu’il a demeure dans le ventre de samere; etpuis de l’obliger ensuite d'enlever le siege. Conde redouble d’efl'ortspour ne pas prendre un parti si hon-teux; cepeudant, aprös avoir epuisötoutes ses ressources, il y est obligö.

Stege de Lörida par le prince de Condd,en 1647.

Le 8 mai 1647, le prince de Condequitta Barcelonne , et en six jours ar-riva devant Lerida , dans le desseind’en former le siege. Cette ville fa-meuse est situee sur la Segre . Un muröpais, divers bastions, quelques ouvra-gesä cornes, un fosse large et profond,unbeauchfkteau qui lui sert de citadelie,larendentmoinsredoutable que sa Posi-tion surun roc si vif et si dur qu’il estpresque impossible de le percer. Phi-lippe IV en avait confie la defense aDom Georgio Britt, Porlugais, l’un desliommes de l’Europe qui avait le plusdevaleur, d’expörience, de reputation,de genörosite, de politesse. Sa garni-son etait composee de quatre millehommes d’elite, et la place munied’une artillerie nombreuse, et d’une sigrande quantite de vivres et de muni-tions de guerre, qu’il eütete dilficile deles öpuiser en six mois de tranchee ou-verte. L’armee frangaise ne montaitqu’ä seize mille hommes, mal payes, etpar consequent mauvüis Soldat», Le