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DK LA OtFENSK
repos qu’on lui laissait, fit travailler äfortifier les endroits de la place qui enavaient besoin, en quoi il futbien se-conde par sa gamison. 11 se passa pen-dant ce temps-la plusieurs actions par-ticuliöres. M. de Chamilli manquantd’argent, et les ötages hollandais, pourles contributions, ötant renfermes dansGrave, ils rentraient au pouvoir desfitats-Gönöraux apres la prise de cetteplace, et c’est ce qui avait döterminöles allies ä s’attacher plutötä cettecon-quöte qu’ä toute autre, etparce que laplupart des munitions de guerre, qu’onavait retirees des places hollandaisesque la France avait abandonnees, yavaient etö reunies. Le comte d’Estra-des , qui rommandait dans Mastricht,dötacha M.de Melin, colonel, qui trouvamoyen d’entrcr dans Grave, d’y porterde l’argent, d’en relirer les ötages, depasser ä travers les ennemis, et de lesconduire ä Mastricht. Tout cela fit que,lorsque le prince d’Orange y arriva,avec l’armee hollandaise, api ös la levöedu siege d’Oudenarde , le siöge n’ötaitpas plus avancö que le jour que le ge-nörol Rabenhaut y avait ouvert la tran-chöe. Le octobre, le prince d’Orangefut jointpar le prince Charles de Lor-raine, par le Rheingrave et par le prin-ce de Waldek. Ce prince se preparaitäpousser vigoureusement le siöge, etM. de Chamilh ä döfendre la place avecla möme opiniätrete et la mßme valeurqu’il avait depioyöes pendant quatre-vingt-treize jours, toute ruinee qu’elleötait par les bombes, lorsqu’il re^ut desordres du roi de se rendre, pour con-server la vie a tant de braves gens quiy ötaient, et qui auraient pöri inutile—ment, si on leur eüt permis d’en con-tinuer la döfense.
Si6ge de Philipsbourg par le prince de Bade,en 1676.
En 1676, le prince Frödöric de Bade-Dourlach, genöral de Parniöe des Cer-cles, fut Charge du siege de Philips-bourg. M. Du Fay, gouverneur de laplace, prit de son cötö toutes les me-sures possibles pour une longue dö-fense; il fit de si conlinuelles sortiessur leurs approches, qu’ils ne furenten ötat d’ouvrir la tranchee que la nuitdu 24 au 25 de juin. Dös „e lendemainmatin, les travailleurs furent mis enfuite, et les travaux en partie comblöspar les assieges. Tant que le siege dura,les imperiaux ne prirent pas un poucede terrain, qui ne leur füt disputöavec la derniere opiniälrete, et donton ne les chassätle momentd’aprös.
Les troupes qui attaquaient la placegrossissant tous les jours par celles queles Etats de l’empire et les conföderösy envoyaient continuellement, et lesbatteries nouvelles qu’ils avaient pütesayant commencö ä tirer le 9 de juillet,ä l’attaque du prince Herman de Bade,et le 17, a celle du comte de West-müller, elles firent un grand effet. Ce-lui-ci attaqua un petit ouvrage döta-chö, qu’il emporta; mais dös le lende-main, il fut repris par les assieges. Lacomte de Westmüller l’ayant fait atta-quer, une seconde fois, le möme jour,il l’emporta encore; mais le deborde-ment du Rhin etant survenu, le con-traignit de l’abandonner presque aus-sitöt. Tant d’attaques, de sorties et decombats ne pouvaient se passer sans laperte de beaucoup de monde, de lapart des assiegeans; ils y perdirent,entre autres, le prince Pio, Fun deleurs göneraux, qui fut tuö dans latranchöe le 29 juillet. Le möme jour,ils commencörent ä tirer quinze mor-