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Tome cinqième.
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forte garnison de quatre rnille cinq |Cents hommes d’infanterie, savoir, un |bataillon de Picardie, trois de Pie-mont, deux de Bourbonnais, un deJonsac et un de Vierset, deux regi-mens de cavalerie et un de dragons.M. de Calvo, ma ; öci.a! de camp, ofli-cier de rdputation et de beaucoup devaleur, y commandait en l’absence duinarechal d’Estrades, que le roi avaitenvoyö pldnipotentiaire ä Nimdgue.M. de Calvo, qui avait toute sa vie servidans la cavalerie, et n’dtait pas pareonsdquent fort entendu dans la de-fense des places, en fit l’aveu aux offi-ciers qui dtaient sous ses ordres, etleur ordonna de prendre les mesuresqu’ils trouveraient les plus convenablespour faire une bell e ddfense, ajoutantqu’il defdrerait volontiere ä tous lesaviset aux pFopOsiliont» qu’ils lui feraientpour le bien du service, et qu’il en or-donnerait l'exdcution , hors celle de serentlre, ä quoi il ne eonsentirait jamais,et qu’il pdrirait plutöt sur la breche.

Le prince d’Orange avant deter-mine le temps pour faire investir Mas-trieht, laissa ä Nivelle une partie deson armde, sous le commandement duduc de Villahermosa , pour observerles mouvemensdu marechal de Schornberg, qui dtait pour lors campd ä Quö-vrain, et se mit en marche avec lereste, qui montait ä quarante millehommes. II investitla place le 7 juillet,il fit travailler aus lignes de circonval-lation qui diait d une longue dtendue,la place dtant d’une grande capacitd,et donna tous ses soins pour faire ar-river dans son camp toute l’artillerieet les munitions ndcessaires pour unesi grande entreprise; en sorte qu’il futen dtnt d’y faire ouvrir la tranchee le18. Il Qt d’abord la principale attaqueda cAtd de la porte de Boisleduc; mais |v avuM r >• • H tro i

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| ä pmpos de la changer et de la pousser

| vers un bastion ddtachd qui s’appelaitDauphin. Les travaux qu’il ßt faireavan^aient fort lentement par les fre-quentes sorties que faisait faire M. deCalvo; de sorte qu’ä chaque pas quefaisaient ses troupes, elles dtaient obli-gees de livrer aulant de combats; cequi forfait le prince d’Orange d’etrepresque toujours dans les tranchdespour animerses troupes parsapresence.

Les assidgds. pour disputer davan-tage le terrain, travailldrcnt ä un re-tranchement dans le bastion Dauphin,pendant que les assiegeans s’en dtantä la fin approehds, se disposaient ä l’at-taquer, aprds que le prince d’Orangeen eut fait la disposition. Cette actionse (it en sa prdsence au Signal con-venu; les assidgds se prdcautionnerentde leur cöte pour se ddfendre; lestroupes commanddes des assiegeansy marcherent avec tant de valeur,qu’apres un long combat elles chas-sdrent les Fran^ais de l'angle flanquddu bastion, et travailldrent en mdmetemps ä s’y loger. Les assidgds se re-tirerent derriere leur retranchement,d’oü ils faisaient un grand feu; maisM. de Calvo, qui dtait dans le dehors,fit marcher un detachement de gensfrais, qui attaqudrent avec tant decourage, qu’ils les chassdrent aprdsune longue rdsistance. Le prince d’O-range, qui dtait prdsent, ne voulantpas donner aux assidgds le temps des’y fortifier, 4 quoi ils travaillaient avtebeaucoup de diligence, y fit marche.des troupes d’elite; l’on combattit depart et d’autre avec beaucoup de valeur; mais les Franfais, obligds de cd-der enfin ä la multitude, se retirdrentune secondefois; M. de Calvo yenvoyaencore un nouveau detachement, qui,malgire tous les efforts qu'il fit, ne putemp&cher les ennemis d'en demeurer

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