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les mailres; et toutes ces actions fini- |reut par une mine que M. de Calvo fit ■jouer, nui enleva beaucoup de monde jaus ennemis. Le prince d’Orange, quela grande perte qu'i! avait faitc dattsces aclions, n’avaii pas rebute, voyantque la pointe du bastion etait tellementruinee que ses troupes ne pouvaieutplus s’\ loger, fit pousser le travail surla droite pour attaquer l’angle de l’4-paule; les Frangais fircnt um: traversedans ce qui leur restait de bastion, etcela en plein jour et avec une diligenceincioyable; ilsse tinrent sur leurs gar-des pendant la nuit; mais le matin du1 er aoüt, le prince d'Orange les ayantfait attaquer, les assiöges se trouverenta moitiö endorinis, et avant qu'ils eus-sent le teinps de prendre les armes, ily en eut une grande parlie de tues, leh restc futchasse. M. de Calvo, au descs-'{ioir de la perte de ce bastion , promit‘ fine demi-pislole ä cbaque Soldat quien chasserait les ennemis; il s’en pre-senta quatre Cents, et ayant mis debous officiers ä leur l6te, ils marcbe-rent aux ennemis avec beaucoup devaleur; mais ayant ete regus avec au-tantde courage, la plupart furent tail-lüs en pieces, ce qui d£termiua M. deCalvo ä faire jouer une seconde minequi emporta en l’air la plupart de ceuxqui £taient dessus. 11 fut question,aprös cetle derniere action, de serendre maitre du dernier bastion.Toutes les troupes etuient si intimi-dües et si rcbutöes, qu’on fut oblig6de donner beaucoup d’eau-de-vie acelles qu’on commanda ; elles attaque-rent les assiegfcs avec tant de furie,que les Frangnis se culbutürent les unssur les autres, et il ne fut pas possibleä M. de Calvo de les faire retourner aucombat; il fit jouer une troisieme minequi acheva de faire sauter le bastion etceux qui etaicnt dessus. N’v ayant plus
de mine ä eraindre, les ennemis y iiion-tdrent et se retrarn herentdam les rüS-nes, et !e prince d’Orange y fit ötablirdu canon qui batt it le corps de la place.
Depuis la prise de ce bastion, donton a donriö le detail ä cause de la sin-gularite de sa defense, les assiegös d6-fendirent pareilleinent pied ä pied lesautres ouvrages et avec la m£me va—leur, de fagou qu'il y avait six semai-nesque le siege durait, et que les eu-nemis n’etaient point encore inaitresde la contrescarpe, 1: rsque le princed’Orange oppril que le mnrütha) d’llu-micres, apres la prise d’Aire, avait en-voye la plupart de ses troupes au ma-rechal de Schömberg, qui avait reguordre de marcher au secours de lapla< c; cela lo porta ä faire des effortssurprenans pour s’en rei.dre maitreavant son arrivee. Il fit attaquer le9 aoüt le cliemiu couvert de l'ouvragcä corncsetd’une demi-lune. Apres unetres longue resistance, le feu s’ßtantmis ä la poudre et aux grenades desassieges, ä ia gauche de l’attaque desennemis, ce desordre fut cause qu’ilsl’emporterent de ce cölü-lä, non sansune grande perte; mais du cötö de ladroite ils ne purent s’en rendre mai-tres que le 12, qu’ils l’attaqubrent uneseconde fois.
Ils furent occupes au passage dufasse ct ä faire breche ä l’ouvrage äcornes, jusqu’au dix-huitieme jourqu’ils 1’aUaqubrent; mais quelques ef-forts qu’ils fissent pour l’emporter, ilsfurent si vigoureusement repousses,et les mines en enleverent un si grandnombre, qu’apres un combat opiniütrede partet d’autre, leurs sol.latsrebutösse retirerent en confusion dans leurs
travaux. »
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• Cependqnt le prince d'Orange sa-chant que le margchal de Schömberg6tuit (iejä fort pres, resolut Je faire sur