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Tome cinqième.
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Tongue expdrience deM. de Vanban, dans la Science <ies at-taques, dont ilest lecröateur. Eti indi-quant a i’nssicgeantcequi constituelefort et Je faible de la place qu'il doitattaquer, il i idique evidemment ä l’as-siegö ce qu’il doit faire, de son cötd,pour augmenter la resistance et corri-ger les parties defectueuses de sa place.

« 11 n’y a point de place, dit-il, qui» n’ait son fort et son faible, ä moins» qu’elle ne soit d’une construction rö-» guliere, et situee au milieu d’une» plaine rase et vaste, teile qu’est le» Neuf-Brisach; mais comme il se trou-» ve peu de places fortifiees de la sorte,

» et que presque toutes sont reguläres» en parties, et irregulieres en d’au-» tres, par rapport a lenrs fortifications,» presque toujourscomposees de vieil-»les et de nouvelles piöces,eiles ont tou-» tes quelque döfaut ou avantage, par» rapport a la Situation, plus grand a» un cöte qu’ä l’autre, ou par la nature» de la Campagne des environs; cela» fait une diversitö qui nous oblige äv autant de differentes observations.

» Developpons ceci le mieux que nous>> pourrons, la cbose en vaut bien la» peine.

» Si la fortification d’une place a» quelque cölö situ6 sur un rocher de» viagt-cinq, trente, quarante , cin-» quante ou soixante pieds de haut,

» que ce rocher soit sain et bien es-» carpe, nous ladironsinaccessibU'par» ce cöle; si ce rocher bat au pied» d’une riviere d’eau courante ou dor-» maule, ce sera encore pis; si quel-» que cötö en plein terrain est bordö» par une riviöre qui ne soit pas gu6a-» ble, et qui ne puisse 6tre detournde,que celto rivlöre soit bordee, du cötede la place, d’une bonne fortificationraoable d’en döfendre le passage, onpourra la dire inattaquabte par ce

» cöte; que si son cours esr accompr -» gne de prairiesbasses et marecageu-» ses en tout temps, eile le sera encore» davantage.

» Si la place est environnöe en par-» tie d’eau et de marais qui ne se puis-» sent dessecher, et en partie accessi-» ble par des terrains secs qui bordent» ces marais; que ces avenues soient» bien fortifiees, et qu’il y ait des pie-» ces dans les marais qui ne soient pas» abordables, et qui puissent voir de» revers les attaques du terrain fermei) qui les joint; ce ne doit pas ölre la» un lieu avantageux aux attaques, a» cause de ses piöces inaccessibles, par-» ce qu’il faut pouvoir embrasser ce» que l’on attaque. Si la place est en-» vironnöe de terres basses et de ma-» rais, comme il s’en trouve aux Pays-» bas, et qu’elle ne soit abordable que» par des chaussöes, il faut:

» 1° Considörer si on ne peut point» dessöcher les marais, s’il n’y a point» de temps dans l’annöe oü ils se des-» secüent d’eux-mömes, et en quelle» saison; en un mot, si on ne peut pas» les faire öcouler et mettre ä sec.

v> 2° Si les chaussees sont droites ou» tortueuses, enfilöes en tout ou en» partie de la place, et de quelle öten-» due est la partie qui ne l’est pas, et» ä quelle distance de la place; quelle» en est la largeur, et si l’on peut y» tournoyer une tranchöe en la döh-» larit.

» 3° Si on peut asseoir des batteries» au-dessus ou ä cötö sur quelque ter-» rain moins bas que les autres, quib puisse croiser sur les parties atta->' quöes de la place.

» 4° Voir si les chaussöes sont si fort» enfilöes qu’il n’y ait point de trans-» versales un peu considörables vii» fassent front ä la plate d’assez pres.» et s’ii n’y a point queique endroft