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Tome cinqième.
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DES PLACKS FORTES.

» qui puisse faire un couvert conside-» rable contre elles, en relevant une» partie de leur epaisseur sur l’autre, et» ä quelle distance de la place elles se*■ trouvent.

t> 5° Si des chaussdes voisines l’une» de l'autre, qui aboutissentä la place,» se joignent, et en quel endroit, et si,» ötantoccup^es par les attaques, elles» se peuvent entre elles secourir par» des vues de canon croisees, ou de» revers sur les piöces attaquües.

» 6° De quelle nature est le rempart« de la place et de ses dehors; si eile a» des chemins couverts, si les chaus-» s6es qui les abordent y sont jointes,» et s’il n’y a point quelque avant-fossd» plein d’eau courante ou dormante,» qui les s6pare. Oü cela se rencontre,» nous concluons qu’il ne faut jamais» attaquer par lä, pour peu qu’il y ait» d’apparence d’approcher de la place» parailleurs. parce qu’on est presque» toujours enöle et continuellement» £charpü du canon, sans moyen de» s’en pouvoir defendre, ni de s’en» rendre maitre, ni embrasser les par-» ties attaqueesde la place.

» A l’egard de la plaine, il faut:

»1° Examiner par oü on peut em-» brasser les fronts de l’attaque, parce» que ceux-lä sont toujours ä pretererü aux autres.

» 2" La quantite des pieces ä pren-» dre avant de pouvoir arriver au corps» de la place, leur qualitö, et celle du» terrain sur lequel elles sont situees.

» 3° Si la place est bastionnüe et re-o vütue.

» 4° Si la fortiflcation est reguliere» ou a peu pres äquivalente.

i) 5° Si eile est couverte par quantite» de dehors, quels et combien, parce» qu’il faut s’attendre ä autant d’affai-» res qu’il y aura de piüces ä prendre.

» 6" Si les chemins couverts sont

» bienfaits, contre-minüs etpalissa-» dtls, et si les glacis en sont raides et» non commandes des piüces superieu-» res de la place.

» 7° S’il y a des avant-fossüs, et de» quelle nature.

» 8° Si les foss6s sont revütus et pro-» fonds, secs oupleins d’eau; de quelle» profondeur; si eile est dormante ou» courante, et s’il y a des ücluses, et la» pente qu’il y peut avoir de l’entree» des eaux ä leur sortie.

» 9° S’ils sont secs; quelle en est la» profondeur, et si les bords en sont>j bas et non revütus. Au reste, ou doit» compter que les plus mauvais de tous» sont les foss6s pleins d’eau quand» eile est dormante.

» Les fosses qui sont secs, profonds» et revütus, sont bons; mais les meil-» leurs sont ceux qui, 6tant secs, peu-o vent ütre inondes,quand on le reut,» d’une grosse eau courante ou dor-» mante, parce qu’on peut les defen-» dre secs et ensuite les inonder, et y» exeiter des torrens qui en rendent le» trajet impossible. Tels sont les fosses» de Valenciennes, du cötd du Ques-» noy, qui sont secs, mais dans lesqueis» on peut mettre teile quantite d’eaub dormante ou courante qu’on voudra,» sans qu’on le puisse empöcher. Tels» sont encore les fosses de Landau,» place moderne, dont le merite n’estb pas encore bien connu. Cette place» tonte neuve, et sans 6tre achevee, a» deja soutenu trois grands siüges,» dont aucun n’a ete conduit avecune» gründe intelligence, et les defense»b Tont ete encore plus mal.

» Les places qui ont de tels fossüs,b avec des reservoirs d’eau qu’on ne» leur peut öter, sont trüs difficiies db forcer, quand ceux qui les defendent» saventen faire usage.

» Les fosses revütus, des qu’ils ont