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Tome sixième.
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POLll'IQUE DU DIRECTOIRE

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blique romaine, vive la republique |fran^aise!

L’ambassadeur apprit ce desordre jcomme il rentrail cliez lui. Deja lesIroupes du pape cbargeaient la multi-tude; eile se refugia sous le porliquepalais de France, et y fut poursui-Vie a coups de fusil. L’ambassadeur eutle courage de se porter avec ses gens,les eleves de l’ecole fran^aise et quel-ques ofticiers, entre les combattans.Apres avoir rdclame vainement sonluviolabib'te, il ordonna de repousserla force par la force. Daris cel liorribleluniulte, qui dura plusieurs heures, lejeunc general Duphot, promis ä unos oeur de Napoleon , fut tue de deuxeoupsde fusil; ilrentraitblesse, quandle second coup le tua raide sur la pla-c e. Le sang des blesses ruisselait dansle palais de France ; l’injure 6tait ma-nifeste. L’ambassadeur parvint avec laPlus grande peine ä repousser les for-eenes, et ä faire fermer les portes sur ie Ux. Sa dignite venait d’ßtre cruelle-n>ent outragee par le peupie et parl’armee de Rome . Le sacre College luitit donner des explicalions sur les-quelles il ne crut pas pouvoir pronon- !cer; il partit. Le Directoire cria ven-geance; mais il etait tellement suspect,que, comme ä Lausanne et a ltastadt,on mit volontiers encore sur son comptel’injure qu’il voulait punir.

Le pape envoya ä Paris , offrit desr ^parations, proposa de faire une en-IbtHe. Le Directoire se refusa a toulesNeuses; il fit arröter le nonce , et^önna ordre au general Berliner deKarelier sur Rome . Il avait non seule-

•bent sa vanite, mais encore son inte-st a satisfaire ; l’avenir le prouva. Le^fövrier, Berliner vint se ioger au*° r t Saint - Auge, s’abstenant, partnoderation qui lui etait propre ,Untrer dans la ville , et d inquieter

Pie VI dans son propre palais. Danssa perplexite, ce prince s’etait adresseau roi de Nnples; il lui avait offert delui livrer Rome . Nelson etait alors dansla rade de Nnples avec sa flotte. Lesdeux favo. is du roi et de la reine, Ha-milton et Aclon , etnient Anglais . Ce-pendant le roi de Naples repondit ausaint-pere qu’il l’engageait a n£gocieravec ie general de l’armee frangaise,et ä trainer l’affaire en longueur. Le15 fevrier, du pied du Quirinal , le cride la libertö romaine se (it entendre.Comme aux beaux jours de son liD-toire , le peupie se rassembla dans leForum, ressuscita la republique, redi-gea l’acle solennel de son nffranchis-sement, et proclama le gouvernementconsulaire, uri senat et des tribuns.Les Romains nepouvaient, comme lesautres Italiens , adopter un gouverne -ment directorial.

Hs envoyerent une (Imputation augeneral frangais, pour lui annoncer lachute da tröne ponlifical. Le generalserendit au vccu du peupie; il marchaau Capitole avec les grenadiers, sonetat-major et des detachemens de ca-valerie, et declara que la republiquefrangaise reconnaissait la republiqueromaine. L’assentiment de Berlinerau mouvement populaire qui venaitde renverser le gouvernement, nelaissa plus au pape d’autre ressourceque d’abdiquer et de fuir. Ce qu’il yeut de cruel, personnellement pourPie VI , dans cette revolution, c’estqu’elle fut operee le jour anniversairede la vingt-cinquieme aunee de sonpontificat, le 15 fevrier; et que, troisjours apres, en actious de gräces del’abolition de sasouverainete et du re-lablissementdela republique romaine,un Te Demi solennel fut chante dansl’eglise de Saint-Pierre , par quntorzecardinaux. Le 20 fevrier, le pape sor-